Viticulteur bio refusant de traiter ses vignes : jugement attendu aujourd'hui

Publié le 07/04/2014 - 11:45
Mis à jour le 07/04/2014 - 17:54

Le tribunal de grande instance de Dijon doit rendre ce lundi 7 avril 2014 sa décision à l'encontre d'un viticulteur bio de Côte-d'Or refusant de traiter ses ceps contre une maladie, la flavescence dorée, l'affaire ayant beaucoup secoué la profession.

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© BIVB vins-bourgogne.fr/ Armellephotographe.com
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A l’audience du 24 février 2014, une amende de 1.000 euros, pour moitié avec sursis, avait été requise contre Emmanuel Giboulot, qui exploite dix hectares en Côte-de-Beaune et Haute-Côte-de-Nuits en biodynamie.
La représentante du parquet, Jeanne Delatronchette, avait fustigé le non-respect « par choix idéologique » de l’arrêté préfectoral imposant de traiter, en 2013, les vignes de Côte-d’Or contre la flavescence dorée.
Cette maladie mortelle et très contagieuse, apparue en 1949 en Armagnac (sud-ouest), touche presque tout le vignoble français après s’être fortement développée depuis une dizaine d’années, selon les autorités sanitaires. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l’arrachage de 11 hectares de vignes en 2012 puis 0,2 ha en 2013.
Devant le tribunal, l’avocat du vigneron, Me Benoist Busson, avait plaidé la relaxe, dénonçant un principe de précaution « complètement dévoyé ».
Soutenu par les écologistes, M. Giboulot a en revanche trouvé peu d’appui au sein de la profession viticole – y compris dans la filière bio – pour qui l’affaire donnait une mauvaise image de la Bourgogne. « Je trouve cela dommage car c’est une chance pour la Bourgogne qu’il y ait ce débat-là« , rétorque le
vigneron.
Selon le directeur régional de l’Alimentation et de l’Agriculture, Jean-Roch Gaillet, les mesures de traitement avaient été prises « en accord total avec la profession, y compris la filière bio ».
« Dans les communes voisines, à Pommard, à Volnay, à Saint-Aubin, à Meursault, on a trouvé de la flavescence dorée » et « il n’y a que Giboulot qui n’ait pas traité. Ce qui compte, c’est qu’il y ait une condamnation« , avait estimé M. Gaillet au moment du procès.
Dans le Rhône, un arrêté préfectoral a été pris le 4 mars pour organiser la lutte contre la flavescence dorée dans le Beaujolais, imposant des traitements dans les zones concernées.

(Source AFP)

 

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