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100 villes, 100 héros, 100 drapeaux : trois villes sélectionnées en Franche-Comté

©Ministère de la Défense - cliquez sur l'image pour agrandir

Dans le cadre des commémorations du Centenaire de la première Guerre Mondiale, un siècle après le début de la bataille de la Marne, le général de Villiers, chef d’état-major des armées a souhaité que 100 cérémonies se déroulent simultanément dans 100 villes de France le 6 septembre 2014 pour rappeler la mobilisation de tout un pays et l’engagement des soldats français en 1914. Parmi 400 casernes répertoriées, celles de Besançon, Lons-le-Saunier et Vesoul ont été choisies et ont organisé leurs cérémonies.

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Les 100 sites ont été choisis parmi 400 casernes et quartiers répertoriés par le service historique de la défense à partir desquels les armées sont parties vers le front. Chacune des cérémonies a mis à l’honneur un héros local, ainsi qu’un régiment à travers son drapeau.

Au cours de ces cérémonies, rassemblant autour des armées les élus locaux et nationaux, le milieu scolaire et universitaire, ainsi que les associations d’anciens combattants, une plaque commémorative en hommage au départ de ces soldats a été dévoilée.

Organisées en partenariat étroit avec la mission du Centenaire, ces commémorations ont été l’occasion de partager avec la Nation "les valeurs de fraternité, de volonté, de courage et de sens du bien commun".

"Nos soldats d’aujourd’hui sont des citoyens, des héritiers et des témoins : des citoyens français au service de notre défense ; les héritiers des vertus militaires qui ont permis de tenir dans l’adversité ; les témoins des valeurs qui seules peuvent apporter la victoire et dévoiler les héros !", indique Pierre de Villiers, général d'armée. Il ajoute que "Le 6 septembre 1914, l’armée française faisait volte-face pour rétablir le front sur la Marne." "Ce sursaut est le fruit d’une « Union sacrée » animée par une cohésion nationale et une volonté tenace", indique-t-il. "Le 6 septembre 2014, nous sommes fiers de cet héritage et nous le faisons vivre pour éclairer l’avenir avec ambition, lucidité et détermination au service de la France."

A Besançon, au 19e régiment du génie, le choix du drapeau et du héros ont été les suivants :

Le 19e régiment du génie

Fort de 1.500 hommes et femmes, le 19 régiment du génie (19 RG) comporte l’un des effectifs les plus importants de l’armée de Terre. Implanté à Besançon depuis 1964, ses unités se sont illustrées au cours de nombreuses batailles lors de la Première Guerre mondiale. Depuis, le régiment a été engagé sur les principaux conflits du XXe siècle et en opération extérieure. 

Historique

Le "19" apparaît pour la première fois en 1876 sous la forme d’un bataillon au sein du 2 RG. Il s’illustre en Extrême-Orient et en Afrique. En 1899, il s’installe à Hussein Dey, en Algérie, jusqu’à son déménagement à Besançon, en 1964. Entretemps, ses unités se sont illustrées lors des Première et Deuxième Guerres mondiales, mais aussi dans le Rif, en Indochine et en Algérie. C’est en 1935 qu’il prend la forme d’un régiment. A partir des années 90 et jusqu’à ce jour, il participe à toutes les opérations extérieures de l’armée française. En 2010, il intègre trois nouvelles compagnies de travaux, qui en font l’unique détenteur des savoir-faire aide au déploiement lourd au sein de l’armée de Terre. Le 19 RG a célébré en 2014 les 50 ans de son arrivée à Besançon.

Principales participations aux batailles de la Première Guerre mondiale

Les compagnies du 19 sont mobilisées dès les premières heures de la Grande Guerre. Elles combattent en Belgique, dans la Marne, dans l’Aisne, puis en Artois et en Champagne, en 1915. Les compagnies du 19 se sont particulièrement illustrées lors des batailles de Verdun et de la Malmaison. En 1916, ses sapeurs sont les premiers à s’emparer du fort de Douaumont lors de sa reprise aux Allemands. En 1917, ils permettent d’enlever le fort de la Malmaison. Ils seront engagés jusqu’à la fin de la guerre, en Picardie et en Champagne.

Ces actions d’éclats valent à plusieurs compagnies du régiment d’être décorées de la Croix de guerre 1914-1918.

Autres engagements du régiment

Le régiment s’est particulièrement illustré au cours de la Deuxième Guerre mondiale, notamment lors des campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne.

Entre 1949 et 1954, la 19 compagnie de marche du génie combat le Viêt-Minh en Indochine.

Entre 1952 et 1962, implanté en Algérie, il participe à la pacification en Afrique du Nord.

En 1992 débute une intense période d’opérations extérieures, en Bosnie-Herzégovine. Entre 1992 et 2014, le régiment a notamment été au Kosovo, au Liban, au Tchad, en Côte d’ivoire, en Afghanistan, en Jordanie et au Mali. 

Décorations du régiment

Le drapeau du 19 RG est le deuxième drapeau le plus décoré de l’arme du génie. Il porte dans ses plis huit inscriptions : Verdun 1916 ; La Malmaison 1917 ; Maroc 1925 ; Tunisie 1942-1943 ; Italie 1943-1944 ; France 1944-1945 ; Allemagne 1945 ; AFN 1952-1962.

Il est en outre décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme et une étoile de vermeil obtenue par le 82 BG et de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme obtenue par le 151 RG. 

Le héros : Colonel Gustave Arnoulx de Pirey (1865-1952)

Le colonel Gustave Arnoulx de Pirey naît au château de Maizières, dans le Doubs, le 21 avril 1865.

Officier saint-cyrien, il part fin juillet 1914 comme commandant le du 2 bataillon du 60 régiment d’infanterie (60 RI) de Besançon, avec lequel il participe aux combats d’Altkirch, Brecheaumont, Mulhouse, Proyart et la Marne.

Blessé une première fois à Proyart, le 29 août 1914, d’une balle de shrapnell à la jambe gauche, sans pour autant être évacué, il fut plus grièvement blessé le 7 septembre 1914, à la ferme Nogent, près de Bouillancy, où il eut la jambe droite traversée par une balle de fusil.

Revenu sur le front le 12 novembre 1914, il remplit d’abord les fonctions de lieutenant-colonel au 60ème RI, puis passe chef de bataillon au 35 RI de Belfort, avec la promesse de revenir au 60 RI, son régiment de prédilection.

Il assista, avec le 35 RI, à la bataille de Soissons et à l’offensive de septembre de 1915, où il fut blessé de deux balles, l’une à la poitrine, l’autre à la cuisse droite.

Soigné sur le front, il fut nommé lieutenant-colonel commandant le 60ème RI en novembre 1915 et assista depuis à tous les combats de son régiment.

Il fut blessé une cinquième fois à Verdun, le 27 février 1916, d’un éclat d’obus à la main droite et fut nommé colonel le 1er septembre 1918.

Titulaire de six citations et nommé au grade d’officier de la Légion d’honneur, il fut décoré de l’ordre de Kara Georges de Serbie à l’occasion des combats de Verdun.

Il décède en 1952. 

Le drapeau du 60e RI

Historique

Créé par Louis XIV en 1669, le "Royal Marine" avait pour mission de servir sur les bateaux avant de devenir le 60 régiment d’infanterie de ligne, en 1791. Depuis sa création, à travers ses transformations successives, et jusqu’à sa dissolution en 1984, le 60 RI a participé à de nombreuses campagnes : guerres de succession, puis lors de la période révolutionnaire face aux armées étrangères, guerres napoléoniennes, contre la Prusse en 1870, Première et Deuxième guerres mondiales, et enfin en Algérie. Sa devise est "Ma peau peut-être, mon sourire, jamais." 

Le 60 RI au cours de la Première Guerre mondiale

Au cours de la Première Guerre mondiale, le 60 RI appartient à la "division des As", la 14 division d’infanterie dont les quatre régiments d’infanterie ont obtenu la fourragère pour leurs faits d’armes. C’est à cette époque qu’il prend le surnom de "l’As de cœur".

Il est mobilisé tout au long de la guerre, notamment dans l’Ourcq, en Champagne, à Verdun et dans l’Aisne. En 1917, le général Nivelle le qualifie ainsi : "Remarquable régiment qui s’est toujours trouvé aux endroits où il y avait des risques à courir et de l’honneur à gagner."

Le 4 novembre 1918, le 60 régiment d’infanterie sous les ordres du colonel Arnoulx de Pirey, est cité à l'ordre de la 4 Armée, pour l'assaut de la Butte de Tahure, lors de l'offensive générale du 26 septembre 1918.

Le drapeau du 60 RI

Son drapeau porte les inscriptions suivantes : Marengo 1800 ; Wagram 1809 ; Valence 1812 ; Kabylie 1857 ; L’Ourcq 1914 ; Champagne 1915-1918 ; Verdun 1916-1917 ; L’Aisne 1917-1918 ; AFN 1952-1962.

Il est également décoré de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes et de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme.


Alexane

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