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Espaces verts: il y a de sacrés changements dans le paysage

@archives carvy - cliquez sur l'image pour agrandir
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En Franche-Comté, la création et l’entretien de jardins et espaces verts constituent un secteur économique qui a traversé la crise en se maintenant à flot. Au niveau national, il a même progressé en passant de 20000 à 26000 entreprises. 

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Les entreprises du paysage ont décidé de sortir de l’ombre.  Regroupés au niveau de la Bourgogne et de la Franche-Comté, ces employeurs, qui représentent 3500 actifs dans les deux régions, 2250 pour la première et 1250 pour la seconde, veulent faire connaitre l’évolution de leur secteur qui n’a pas trop mal passer la crise et envisage même de recruter.

C’est l’UNEP (Union nationale des entreprises du paysage), seule organisation professionnelle reconnue par les pouvoirs publics, créée en 1963, qui représente les intérêts des 60 entreprises adhérentes en Franche-Comté. En tout, ce sont 380 entreprises qui sont implantées dans la région avec un chiffre d’affaire de 75 millions d’euros en 2010 comme en 2008. 62% d’entre elles se consacrent à la création et 38% au seul entretien. Les clients sont avant tout des particuliers (47%), suivis par les marchés publics (30%) et les sociétés privées (22%).

Une évolution rapide des métiers

L’entreprise type compte en moyenne deux salariés et est dirigée par un chef d’entreprise de 40 ans. Ses salariés sont essentiellement des hommes (89%), âgés de 31 ans et qui, pour 79% d’entre eux, bénéficient d’un contrat à durée indéterminée. 18 % des entreprises du paysage sont des entreprises à la personne dont le nombre a sensiblement augmenté en deux ans. Elles sont passées de 2700 en 2008 à 6700 an 2010 au niveau national.

« Nos métiers changent. Il y a vingt ans, on s’occupait essentiellement de gazon et de plantations. Aujourd’hui, on fait de la menuiserie pour des terrasses, de l’arrosage automatique, de l’éclairage, de la maçonnerie paysagère, de la toiture végétalisée, des baignades naturelles... Ce sont des métiers qui n’existaient pas il y a quelques années », explique Bernard Bouju, président de l’UNEP Bourgogne et Franche-Comté.

D’où l’importance accordée à la formation. « En dix ans, la qualification des salariés a connu une forte progression. Cette tendance concorde avec nos efforts pour optimiser les parcours de formation et instaurer un niveau minimum de qualification à l’embauche », précise le président régional.

 

L’arrivée en force de la notion de zen

Les conditions climatiques contribuent également à faire évoluer la manière d’’envisager les plantations. « Désormais, explique Bernard Bouju il faut compter avec des périodes de sécheresse et favoriser les plantations qui nécessitent moins d’arrosage comme les graminées ». La demande évolue également vers de paysages et des jardins zen qui mettent en scène végétaux, galets, fontaines. « On va au-delà des simples plantations. Notre métier c’est d’embellir », conclut-il. Les « experts jardins » font également leur les bonnes pratiques environnementales. Tri sélectif, recyclage, développement des alternatives à l’usage des produits phytosanitaires, préservation et développement de la biodiversité font partie des nouveaux réflexes de la profession.

Selon Emmanuel Mony, président national de l’UNEP, « les entreprises du paysage créent des emplois verts, embellissent nos villes, préservent et développent la biodiversité dans les jardins, sources de bien-être et de santé publique ».

 

 

  

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