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La compagnie franc-comtoise Les menteurs d'Arlequin se prépare pour le festival d'Avignon !

Julien Lopez et Thomas Personeni ©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir
Julien Lopez en Lucien Bersot ©Les menteurs d'Arlequin - cliquez sur l'image pour agrandir
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Thomas Personeni, metteur en scène et auteur, et Julien Lopez, comédien, se préparent à partir au festival d'Avignon avec un projet de la compagnie franc-comtoise Les Menteurs d'Arlequin. Du 7 au 30 juillet 2016, ces hommes de théâtre de Besançon présenteront "Il faut que tu attendes mon retour", d'après l'histoire vraie du soldat Lucien Bersot

La compagne Les menteurs d'Arlequin en route pour le festival d'Avignon ! from maCommune.info on Vimeo.

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En tant que producteur de spectacles et metteur en scène, ce sera une première au festival d'Avignon pour Thomas Personeni. En revanche, Julien Lopez n'en sera pas à son coup d'essai : il a déjà joué plusieurs spectacles pendant le Off du festival et y a déjà vécu et fait une partie de ses études théâtrales au conservatoire d'Avignon.

"Il faut que tu attendes mon retour" sera joué au théâtre Au bout là-bas, au 23, rue Noël Antoine Biret à Avignon, un confortable petit théâtre de 50 places. Un espace de recherche et de création plusieurs mois dans l’année, mais aussi un lieu qui privilégie durant le festival, les formes de proximité d’un théâtre d’art accessible et saltimbanque où la simplicité se moque de l’artifice.

A propos de Thomas Personeni

A la mise en scène et à l’écriture, 30 ans. Fondateur de la compagnie avec Jacqueline Henry-Leloup en 2004.
Il en reprend la direction en 2014. Metteur en scène, comédien, auteur (Mémoire(s) de Guerre, Il faut que tu attendes mon retour), professeur de Lettres Modernes et d’art dramtique. Mise en scène : Sous Contrôle, de Frederic Sonntag (Assistant à la mise en scène), 27 remorques pleines de coton de Tennessee William - 2013 (Compagnie de la Brindille), Mémoire(s) de Guerre – 2014/2015 (Cie Les Menteurs d’Arlequin), Il faut que tu attendes mon retour – 2014 (Cie Les Menteurs d’Arlequin), Mère courage et ses enfants de Brecht -2015- 2016 (En création – Cie Les Menteurs d’Arlequin)

Il enseigne l’art dramatique aux adultes au sein de l’école de théâtre de la compagnie et intervient sur des ateliers spécifiques (Lycées & collège, publics spécifiques). 

A propos de Julien Lopez

A la scène, 30 ans révolus, Depuis 2001 dans la compagnie, Formé en lycée option théâtre, avec Thomas, il poursuit ses études au conservatoire de Besançon sous la direction de Frédérique Aufort, puis au conservatoire d’Avignon sous la direction de Pascal Papini. Fort de plusieurs créations avec la compagnie Les Menteurs d’Arlequin (Dont La Reine Morte de Montherlant ou encore Mémoire(s) de Guerre), d’une expérience professionnelle parisienne de trois ans et d’un bref passage au Cirque Plume, il met son expérience et son zèle, au service de la compagnie. 

La compagnie Les menteurs d'Arlequin

Au commencement était un groupe d’une dizaine de jeunes adolescents qui ont débuté l’apprentissage de la pratique théâtrale au collège sous la direction de Jacqueline Henry-Leloup, metteur en scène et professeur. A la sortie du collège, ces jeunes filles et ces jeunes garçons, pleins de fougue, l’envie de pratiquer le théâtre chevillée au corps, ont décidé de continuer. Sur la proposition du maire d’Ornans, Jean-François Longeot, et sous l’impulsion de Jacqueline Henry-Leloup, ils fondent en 1998 un atelier théâtre au sein du service culturel d’Ornans.

Ce n’est qu’au bout de 5 années de création que l’atelier devient Les Menteurs d’Arlequin, trouvant là un nom que la compagnie ne quittera plus. Elle institutionnalise son nom et son existence en 2004 en se constituant association Loi 1901 et en développant son activité théâtrale et les tournées de ses spectacles.

En 2007, la compagnie est conventionnée par la ville d’Ornans qui souhaite soutenir matériellement et financièrement son travail. Dès lors, Les Menteurs d’Arlequin n’ont cessé de créer et de produire des spectacles venus d’horizons et de genres très différents. C'est ainsi qu'ils ont, à ce jour, présenté quinze pièces dans un répertoire très éclectique allant du XVIème au XXème siècle, du Brésil à la France en passant par Haïti, l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie ; de Pagnol, Orwell, Obaldia, Ariano Suassuna, Goldoni, Roumain, Labiche, Feydeau, Musset, Brecht, Haudecoeur, Gozzi, Montherlant à Molière.

Prochains spectacle de l'école de théâtre : 

  • Le 8 juin à 20 heures à la Cale d'Ornans
  • Le 17 juin à 21 h 30 à la Visitation d'Ornans
  • Le 22 juin à 19 h 30 à l'espace culturel de Quingey
Alexane
©Alexane Alfaro

Le propos de "Il faut que tu attendes mon retour"

« Il faut que tu attendes mon retour » a été écrit et créé à partir de l’histoire, cruelle et tragique, du soldat Louis Bersot, du 60ème régiment d’infanterie, fusillé pour l’exemple, passé par les armes pour « refus d’obéissance », alors qu’il refusait de porter un pantalon que lui tendait le sergent-fourrier et qui était encore taché du sang de son précédent propriétaire, mort au champs d’honneur. L’histoire de ceux que l’on appelle aujourd’hui les fusillés pour l’exemple est encore trop méconnue, bien qu’elle fonde un large pan de l’Histoire de la Première Guerre Mondiale. Elle permet aussi de comprendre l’horreur et l’absurdité d’une telle guerre. 

Le personnage du spectacle est donc inspiré de la vie et de la personnalité de Lucien Bersot, même s’il n’en est pas une reconstitution fidèle.

Au début du spectacle, Lucien, allure fantomatique telle une ombre de charnier, à la faveur du centenaire de la Première Guerre Mondiale, revient d’entre les morts parce qu’il lui semble qu’il a été oublié, lui, comme ses camarades. Plus précisément, qu’on a oublié la réalité de leurs expériences de guerre. Qu’est-ce que l’homme face à l’horreur de la guerre ?

Débute alors un monologue de cinquante minutes environ, entrecoupé de questions/réponses au public, qui parcourt l’histoire du soldat Louis Bersot. 

Mais, en aucun cas il ne s’agit d’un récit autobiographique. Bien au contraire, l’histoire de Lucien Bersot nous apparait bien plus intéressante si elle constitue le support d’une remise en question de la notion même de guerre. Le monologue du personnage est ainsi nourri par des récits littéraires issus de l’expérience de la Première Guerre Mondiale, tels que Les croix de bois de Roland Dorgelès, Voyage au bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline ou encore A l’ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque. 

Ces extraits sont conçus comme des pauses dans le récit de Louis, pauses au cours desquelles le personnage s’évade de son état prisonnier, pour réfléchir et mettre en question ce qu’est la guerre, notion et non plus événement historique, et sa légitimité.

En somme, le monologue entier doit amener le spectateur à s’interroger sur le destin du personnage, à réfléchir à ce qu’il aurait pu faire pour aller vers un dénouement plus heureux (accepter le pantalon ?), et aux conséquences concrètes et idéologiques qu’un autre choix de Lucien aurait provoqué. De la sorte, il s’agit d’amener le spect-acteur à réfléchir, mettre en question, et sonder sincèrement l’idée même de guerre et à en comprendre à la fois la complexité et l’absurdité.

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