Addiction comportementale : le CHU de Besançon rouvre une consultation pour adultes

Publié le 18/07/2022 - 18:03
Mis à jour le 10/08/2022 - 18:40

Jeux d’argent, jeux vidéo, réseaux sociaux, sport, achats compulsifs, travail, sexe... Depuis plus de deux mois, le Dr Giustiniani, addictologue et psychiatre, accueille de nouveau les personnes désireuses d’engager une démarche de soin d’addictologie les mercredis après-midi au CHU de Besançon.

© D poirier ©
© D poirier ©

Jeux d’argent, jeux vidéo, réseaux sociaux, sport, achats compulsifs, travail, sexe... sont autant de loisirs ou occupations qui peuvent, en cas d’usage abusif, devenir de véritables addictions. Le comportement devient excessif et irrépressible, en dépit des conséquences néfastes qu’il peut engendrer : perturbations de la vie personnelle, professionnelle et sociale, problèmes financiers, troubles du sommeil, de l’humeur... Les conséquences des addictions sans substances sont bien souvent tout aussi dramatiques que celles des addictions aux substances. 

La démarche de soin 

"Gérer seul une addiction comportementale est difficile, de même qu’en affronter seul les conséquences. Un accompagnement par un professionnel permet de définir la stratégie de prise en charge la plus adaptée", explique le CHU de Besançon. 

Les premières consultations sont avant tout un temps d’écoute et d’évaluation. "Il s’agit de déterminer s’il s’agit réellement d’un comportement addictif, de comprendre ce qui a pu générer le comportement addictif et d’évaluer la détermination du patient pour sortir de cet engrenage", précise l'établissement. 

Le médecin recourt ensuite aux entretiens motivationnels (technique qui vise à augmenter la motivation au changement du patient) et à la psychothérapie pour accompagner le patient vers un usage modéré voire l’arrêt de la pratique abusive. 

Le patient pourra également être orienté vers d’autres professionnels pour l’aider à gérer les conséquences négatives du comportement addictif : assistante sociale, psychologue... 

Comment savoir si vous souffrez d'une addiction ? 

Il existe pour cela des outils d’évaluation, d’orientation et d’accompagnement scientifiquement validés : www.addictaide.fr 

Infos +

  • Équipe de liaison en soins d'addictologie (ELSA) du CHU de Besançon
  • Prise de rendez-vous : 03 81 21 21 90 08 

Santé

Gérontologie : un préavis de grève déposé sur le site de Bellevaux pour plusieurs jours

Les syndicats FO Bellevaux et UNSA Santé et Sociaux public et privé du CHU de Besançon – site de Bellevaux ont déposé un préavis de grève dans un courrier adressé au directeur général de l’établissement. Ce mouvement social concerne l’ensemble des personnels du site et s’étend sur plusieurs journées prévues entre avril et mai 2026.

Protoxyde d’azote : le sénateur Longeot assure poursuivre la mobilisation parlementaire

Le 7 avril dernier, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot s’est entretenu avec la directrice des affaires publiques, et le directeur de la branche infrastructures du groupe Suez, au sujet "des conséquences dramatiques, humaines, sociales et environnementales, liées à l’usage détourné du protoxyde d’azote".

La Bourgogne-Franche-Comté sera représentée au Congrès France Bioproduction 2026

Les 15 et 16 avril 2026, la Bourgogne-Franche-Comté participera à la 10e édition du Congrès France Bioproduction, le rendez-vous annuel consacré à la bioproduction au service des biothérapies. Lors de sa dernière édition en mars 2025, l’événement avait rassemblé 1.150 délégués et 125 exposants.

30 tonnes d’aliments dans une vie : et si notre santé se jouait largement dans notre assiette ?

L'oeil de la diet' • À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, célébrée le 7 avril, on parle souvent d’activité physique, de prévention ou de système de soins. Mais pour Valentine Caput, diététicienne à Besançon, un élément beaucoup plus quotidien mérite peut-être qu’on s’y attarde : ce que nous mangeons, tous les jours. 

Moustique tigre à Besançon : une réunion de prévention le 23 avril

La présence du moustique tigre est désormais avérée à Besançon. Face au risque sanitaire pour les habitants, la municipalité et l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté mettent en œuvre un plan de surveillance et de prévention. Une réunion de sensibilisation est ouverte au public en avril 2026.

100 aliments sains à prix coûtant : 37 associations réclament une loi d’urgence

Trente-sept organisations de consommateurs, de santé et de lutte contre la précarité, dont foowatch, ont adressé le 1er avril 2026 une lettre ouverte au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour demander l’adoption d’une loi imposant la vente à prix coûtant de 100 produits alimentaires jugés essentiels. Cette initiative intervient dans un contexte de fragilisation durable des ménages après plusieurs années d’inflation.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.44
ciel dégagé
le 22/04 à 21h00
Vent
3.76 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
51 %

Sondage