Juin Jaune 2026 à Besançon : “Un gamin qui fume c'est choquant, un gamin torse-nu au soleil, ça me choque autant“

Publié le 05/06/2026 - 17:05
Mis à jour le 05/06/2026 - 17:17

VIDÉO • La campagne de sensibilisation 2026 de Juin Jaune s’est élancée en Franche-Comté ce vendredi 5 juin, après une période de fortes chaleurs. À l’initiative des docteurs Hervé Van Landuyt et Caroline Biver Dalle, tous les deux dermatologues, cette opération vise à sensibiliser les jeunes aux risques encourus lors d’une exposition au soleil et aux comportements à adopter pour se protéger.

Dr Van Landuyt l'a affirmé : “un gamin qui fume, ça choque. Alors, un gamin qui est torse-nu au soleil, ça me choque tout autant“. À partir de ce constat, le dermatologue et ses confrères et consoeurs ont lancé la première campagne de sensibilisation de Juin Jaune en Franche-Comté il y a trois ans et perpétuent cette année une troisième édition de cette opération centrée majoritairement sur les jeunes.

Cette sensibilisation est également soutenue par l’Association des dermatologues de Franche-Comté (Asfoder), dont Caroline Biver Dalle en est la présidente, le CHRU de Bourgogne-Franche-Comté ainsi que la Ville de Besançon. La ville accompagne Juin Jaune notamment dans la distribution de vêtements et accessoires anti-UV et diffuse une campagne d’affichage réalisée par de jeunes lycéens.

Rayons ultraviolets : des risques pour les jeunes

Selon Dr Van Landuyt, “des cancers [de la peau] viendront dans 20-30 ans, si on ne protège pas les jeunes“. Le dermatologue considère désormais la “sécurité solaire“ des jeunes comme une priorité : “le but c’est de faire prendre conscience que le capital soleil se joue dès l’enfance“.

Une exposition au soleil non protégée peut causer l’apparition d’éventuelles maladies de la peau comme de l’acné, des tâches solaires, des cicatrices et différents types de cancer de la peau, affirme l’Asfoder.

Des solutions pour se protéger

Dr Caroline Biver Dalle évoque plusieurs solutions pour se prémunir des rayons ultraviolets.

Être vigilant et s'informer quotidiennement des indices UV sont le premier moyen d’éviter toute lésion solaire : “il suffit de regarder la météo chaque matin. L’indice UV doit rentrer dans les mœurs “, affirme Dr Biver Dalle.

Les dermatologues confirment également : “on vise un changement pratique, un indice UV à partir de 3-4 est dangereux pour la peau“. Les attentes des spécialistes résident dans la capacité des jeunes à agir en connaissance de cause, en portant un t-shirt anti-UV et un couvre-chef lorsque l’indice UV est supérieur à trois. Ces précautions permettent d’éviter le contact direct entre les rayons du soleil et notre peau.

La crème solaire, tant convoitée pendant l'été comme la solution de protection face aux rayons du soleil, ne fait pas l’unanimité. Dr Van Landuyt assure que “la crème solaire est complémentaire“, et la présidente de l’Asfoder s’aligne sur ce propos : “la crème solaire ne fait pas tout le job, les personnes qui en mettent sont faussement protégées“.

Ne pas négliger la ville et la météo

Les spécialistes en dermatologie démentent l’absence des rayons ultraviolets en ville : “le soleil existe aussi en ville“ rappelle Hervé Van Landuyt et affirme que “la ville est plus dangereuse que la campagne, par négligence. Même si, tout passage dehors en étant mal protégé est dangereux sur le moyen et le long terme“.

Les médecins expriment de la quiétude quant à la météo et aux sportifs, en rappelant qie “les rayons ultra-violets n’ont aucun effet chauffant, c'est un piège“. Même si le ciel est gris, voire que la météo annonce de la pluie, l’Asfoder invite les personnes à toujours regarder l’indice UV présenté par la météo avant de sortir de chez soi, pour se munir de vêtements adaptés en conséquence.

Une affiche pour les jeunes, faite par les jeunes

Pour Dr Van Landuyt, les jeunes doivent être informés et sensibilisés davantage sur les risques nocifs des rayons ultraviolets sur la peau.

Ainsi, Juin Jaune a fait appel à deux élèves du lycée Louis Pasteur à Besançon pour concevoir les affiches de la campagne, en incorporant des références qui toucheraient la cible. Par exemple, une affiche de la campagne se concentre sur l’expression “six-seven“, devenue virale sur les réseaux sociaux et dont les enfants et adolescents font usage.

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