Ancien conservatoire acheté par le groupe SMCI : une brasserie, un étage de bureaux et des logements

Publié le 12/01/2016 - 20:46
Mis à jour le 17/04/2019 - 11:27

Lors du prochain conseil municipal de Besançon, les adjoints au maire et conseillers municipaux seront soumis au vote concernant l'avenir de l'ancien conservatoire de la place de la Révolution. C'est le projet du groupe SMCI Editeur immobilier de Besançon qui a été retenu. Pourquoi ? Pour quand ? Et dans quel but ? Réponses… 

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Le conservatoire sera transformé en hôtel-restaurant 4 étoiles ©miss dom (archives)
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Jean-Louis Fousseret s’est entouré de Nicolas Bodin, adjoint chargé de l’urbanisme et aménagement urbain, et de Pascal Bonnet, conseiller municipal de l’opposition, pour « être complètement transparent » dans le choix du projet. À l’unanimité, celui du groupe SMCI a été choisi. Le conservatoire devrait donc être vendu à la société immobilière pour 1,8 million d’euros (le prix du domaine étant estimé à 1,650 million) si le conseil municipal est favorable. 

L’appel à projets : six groupes immobiliers proposent leur candidature

Six groupes immobiliers ont répondu à l’appel à projets lancé de décembre 2014 à juin 2015 par la Ville : Seger (Besançon), Crequy (Lyon), CMG (Jacou), SIB (Offemont), SMCI (Besançon) et Patrimofi (Paris). Le cahier des charges spécifiait que le projet de réhabilitation proposé par les candidats devait prévoir un restaurant et/ou brasserie en rez-de-chaussée. 

Quatre projets ont été retenus dans un premier temps. Il s’agissait des propositions de Seger, Crequy, SMCI et de Patrimofi.

Lors d’une seconde audition, Seger ne s’est pas présenté. Patrimofi souhaitait un bail emphytéotique. Pour le jury, il ne restait donc que deux offres « intéressantes ». La société Crequy a souhaité une défiscalisation. Jean-Louis Fousseret explique : « Cette demande de dérogation doit être relayé à Bercy et est acceptable sous des conditions suspensives, en sachant que seulement deux demandes de ce type sont acceptées chaque année. Et s’il n’y a pas d’autorisation, il faudrait alors tout reprendre à zéro ».

Après ces analyses, le jury a décidé de retenir comme futur acquéreur la société SMCI en raison de « la proposition financière faite (1,8 M€), du projet de reconversion présenté, des références et de la solidité financière de cette société » selon le rapport de Nicolas Bodin. Pour rappel, le groupe rénove à Besançon depuis plus 20 ans. 

Brasserie, bureaux, logements… 

Selon les premières informations, le conservatoire accueillerait une brasserie-restaurant au rez-de-chaussée. D’ailleurs, « Nous avons plusieurs contacts avec des professionnels bisontins » nous confie Fabrice Jeannot, président de SMCI Editeur immobilier. 

Le premier étage devrait être dédié à des bureaux. Les deuxième et troisième étages seraient réhabilités en une vingtaine de logements (du T2 au T6, jusqu’à 500m2 par niveau). « Si nous sommes dans une formule brasserie-bureaux-appartements, on comptera 20 appartements. S’il s’agit d’une formule brasserie-appartements, il y en aura 30 » précise le président de SMCI. 

De plus, « les pièces du premier étage voûtées, les magnifiques volumes, les dalles et l’escalier en pierre seront conservés » assure-t-il. 

Un ascenseur est proposé dans le cadre du projet. Des places de stationnement seront dédiées au parking des Beaux-Arts. 

SMCI compte investir entre 2,5 et 3 millions d’euros pour la rénovation. Le prix moyen du mètre Carré est estimé à 3 200 euros.

Aucun logement social n’est prévu. « C’est quasi impossible de faire des logements sociaux dans ces locaux », précise Jean-Louis Fousseret. « Les logements sociaux représentent 27% de l’immobilier bisontin, c’est déjà beaucoup pour une ville de Besançon » se défend-il. 

L’ancien conservatoire s’appellera « Le Conservatoire », tout simplement !

Les habitudes des Bisontins ne changeront pas puisque l’immeuble s’appellera « Le conservatoire ». Pour Fabrice Jeannot, « il est important de se rappeler qu’il s’agit d’un lieu de savoir, d’enseignement et de partage. Continuer cette culture et cette mixité nous semble une bonne chose. »

L’acte de vente sera signé début 2017 si le conseil municipal vote pour ce projet. Un an d’instruction est nécessaire pour obtenir les autorisations administratives et 18 mois seront consacrés à la réhabilitation. Le conservatoire devrait être livré à l’été 2018.

Fabrice Jeannot et son équipe avouent être « fiers d’avoir été retenu pour la rénovation de cet immeuble emblématique. » Au-delà des contraintes techniques, administratives et architecturales, il s’agirait de « donner une seconde vie pérenne à cet immeuble majestueux dans le respect des lieux et pouvoir y trouver les activités qui conviennent » explique le président du groupe. De plus, « nous aménagerons les appartements aux goûts des clients comme d’habitude et répondrons aux normes actuelles (isolation, thermique, phonique, etc.) » indique-t-il. 

Et l’hôtel de luxe de Lazard Group ?

Par délibération du 4 juillet 2013, le conseil municipal s’est prononcé en faveur de la cession de l’ancien conservatoire national de région au profit de la société Lazard Group. Cette société a finalement renoncé à l’acquisition avant la signature de la promesse de vente.

Lazard Group prévoyait de créer un hôtel de luxe d’une quarantaine de chambres ainsi qu’un restaurant gastronomique au rez-de-chaussée, conformément aux demandes de la ville de Besançon. Ce groupe devait acheter l’ensemble immobilier pour 2,3 millions d’euros et comptait y investir 8 millions d’euros. « Il s’agissait plutôt d’une opération patrimoniale qu’autre chose » indique le maire.

Finalement, ce projet n’a pas abouti. Lazard Group n’a pas trouvé de gestionnaire pour ouvrir un hôtel d’une quarantaine de chambres avant de signer l’acte de vente. « On a eu Lazard un peu en travers de la gorge, mais on l’a compris » précise Jean-Louis Fousseret.

La mairie a alors lancé un nouvel appel à projets sans imposer d’hôtel dans le cahier des charges pour lequel Lazard Group n’a pas déposé sa candidature.

  • Le prochain conseil municipal se déroulera le 13 janvier 2016.
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