"Assouplissement" des 80 km/h : début de réactions politiques dans la région

Publié le 16/05/2019 - 12:04
Mis à jour le 17/05/2019 - 17:53

Suite à l’annonce du Premier ministre, Edouard Philippe d’assouplir 80 km/h sur les routes secondaires. Il s’est dit prêt ce jeudi 16 mai 2019 à laisser aux présidents de conseil départementaux la capacité de déroger à cette mesure.

Illustration © HL  ©
Illustration © HL ©

Voici les réactions en Franche-Comté :

Michel Raison, sénateur de la Haute-Saône

"Il s'agit d'une fausse ouverture de la part du Premier ministre qui omet sciemment de préciser que l'amendement proposé par les députés LREM exclue du dispositif les routes nationales qui font partie du réseau secondaire" explique Michel RAISON.

"Cette omission s'apparente à un mensonge inacceptable qui ne manquera pas d'alimenter une nouvelle fois la colère et la frustration des automobilistes" regrette le Sénateur qui ne comprend pas pourquoi le Premier ministre sème une nouvelle fois la confusion.

Michel RAISON ne doute pas "qu'un grand nombre de députés - de toutes sensibilités politiques - s'opposeront à cette manœuvre politicienne des députés du groupe La République en Marche". Il ne doute pas non plus "qu'ils se battront en séance publique pour restaurer l'article voté au Sénat et il appelle le Gouvernement a faire enfin preuve de sagesse".

François Sauvadet, ancien ministre, Président du groupe DCI à l'ADF et Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or :

"Je salue l'annonce, ce matin, d'Edouard Philippe sur les 80 km/h. Le Premier ministre s'est en effet dit ouvert à un "assouplissement" de la limitation de vitesse sur les routes secondaires en laissant la main aux présidents de conseil départemental.

Ma première réaction est un soulagement ! J'ai envie de dire : "enfin". Cela fait plus d'un an qu'en tant que Président du groupe Droite, Centre et Indépendants à l'Assemblée des Départements de France, j'ai alerté le Premier ministre sur l'aberration que représentait une généralisation des 80 km/h sur les quelque 400.000 kilomètres du réseau routier secondaire.

Je lui ai maintes fois rappelé que les présidents de département, qui gèrent au quotidien les routes départementales, connaissent parfaitement leur réseau. Et je veux dire au Premier ministre qu'ils assument déjà la responsabilité sur leurs routes départementales.

Pour ma part, je gère près de 5.800 kilomètres de routes départementales et je prends régulièrement des centaines d'arrêtés pour limiter la vitesse, parfois très en- deçà des 80 km/h, pour l'adapter au réseau et aux conditions de circulation.

Je connais parfaitement les routes départementales de la Côte-d'Or et je n'ai pas besoin d'injonctions parisiennes, ni pour définir la vitesse applicable sur ces routes, ni pour recevoir des leçons de sécurité routière. Je rappelle ainsi à Edouard Philippe que le Département que je préside a érigé la sécurité routière au rang de priorité. La Côte-d'Or est particulièrement innovante dans ce domaine avec ses collèges de la sécurité routière ou avec le Prix Christian-Myon qui récompense des initiatives des différents acteurs des territoires.

Avec le Préfet et les maires concernés, je vais travailler à un audit du réseau routier départemental, de façon à pouvoir faire du cas par cas et adapter la vitesse à la typologie des routes. D'ores et déjà, je peux dire qu'environ 90% du réseau pourront repasser à 90 km/h. Cela permettra notamment de revenir sur les situations incompréhensibles relevées sur certaines routes, l'exemple le plus emblématique étant la route Dijon-Beaune, 36 km et 42 changements de vitesse !"

Yves Krattinger, président du Conseil départemental de la Haute-Saône

"Yves KRATTINGER, Président du Conseil départemental de la Haute-Saône, prend acte avec satisfaction de l’évolution de la position du Premier Ministre concernant la limitation de vitesse à 80 km/h.

Dès mars 2018, le Président KRATTINGER avait proposé une alternative à l’application uniforme des 80 km/h sur le territoire haut-saônois. Cette proposition avait reçu l’approbation de ses homologues au sein de l’Assemblée des Départements de France, mais également des élus locaux et des administrés haut-saônois, avec qui il avait pu en échanger. Tous reconnaissaient la fine connaissance des réseaux routiers et la grande expertise des Départements, compétents en la matière. 

Ainsi, le Département de la Haute-Saône a réalisé une analyse pour chaque route et proposé une modulation de la vitesse allant de 70 à 90 km/h, en fonction des caractéristiques des voies de circulation et de leur environnement, pour une meilleure circulation sur le réseau départemental. Ainsi, 3 limitations de vitesses étaient proposées sur les 3 440 km de routes gérées par le Département, à savoir :

  • 90 km/h sur un linéaire de 711 km
  • 80 km/h sur un linéaire de 1 426 km
  • 70 km/h sur un linéaire de 1 500 km.

La question de la sécurité routière est primordiale pour le Département. Au cœur du travail effectué au quotidien par les services départementaux, la sécurité routière et la lutte contre la mortalité sont largement appréhendées dans cette analyse.

Le Président KRATTINGER attend désormais les modalités de mise en œuvre de ce changement de la limitation de vitesse.

Dès lors que la loi l’y autorisera, il appliquera progressivement cette modulation de vitesse sur les routes départementales. Une attention particulière sera là aussi portée à la sécurité des usagers de la route. Il conviendra en effet de mettre en place une signalétique efficace pour que les nouvelles règles soient compréhensibles de tous."

Politique

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Accident à Besançon : des " tirs de mortier " visent les secours lors d’une intervention

Deux tirs de mortier ont été lancés jeudi 8 octobre 2026 en direction des secours alors qu’ils intervenaient rue du Luxembourg, à Besançon, à la suite d’un accident de la circulation. Un véhicule des sapeurs-pompiers a été touché, sans faire de blessé. La police municipale et la police nationale étaient sur place.
 

Forêts du Doubs : Jean-François Longeot demande des garanties pour les communes

Face aux dégâts causés par les aléas climatiques de l’été 2026 sur les jeunes plantations, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a saisi la ministre de la Transition écologique le mercredi 7 octobre 2026 afin de relayer les inquiétudes des communes forestières du Doubs.

Le sénateur Cédric Perrin reconduit à la tête de la commission Défense du Sénat

Ce mercredi 7 octobre 2026, Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, a été réélu avec 83,7% des voix, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat lors d’une réunion de constitution de la commission au Sénat.

Crise lycéenne : Séverine Véziès répond à Laurent Croizier et dénonce ses " doubles discours "

Dans un communiqué transmis ce jour à notre rédaction, Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs et enseignant de formation, a appellé le gouvernement à privilégier le dialogue face aux tensions liées aux mouvements lycéens. Une prise de position qui a aussitôt fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui dénonce un discours "hypocrite" sur ses réseaux sociaux.

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

Le PCF du Doubs appelle le préfet à " cesser " des interventions policières " disproportionnées "

La Fédération du Doubs du Parti communiste français interpelle le préfet sur les conditions de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes. Dans un courrier signé par son secrétaire, Matthieu Guinebert, le PCF demande que cessent les interventions qu’il juge disproportionnées.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.71C°
peu nuageux
le 12/10 à 23h00
Vent
1.63 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
88 %

Sondage