Automobile : une filière en tension en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 22/05/2024 - 14:46
Mis à jour le 22/05/2024 - 14:28

Une nouvelle étude de l'Insee vient de paraître en ce mois de mai 2024. Entre 2018 et 2022, la filière automobile a perdu 10% de son effectif en Bourgogne-Franche-Comté. Avec des métiers en forte tension, la filière va devoir faire face à une importante mutation dans les années à venir. 

 ©  Dominique PIZZALLA / copyright GROUPE PSA - direction de la communication
© Dominique PIZZALLA / copyright GROUPE PSA - direction de la communication

Dans un secteur en mutation, les 391 établissements de la filière automobile en Bourgogne-Franche-Comté employaient plus de 42 000 salariés fin 2020. Mais la région n'est plus sur le podium de celles y employant le plus de salariés.

Le virage de l'électrique

Avec la commercialisation de véhicules hybrides puis 100% électrique, l'ensemble de la filière est en pleine mutation. ''En interdisant d’ici 2035 les ventes de voitures neuves roulant à l’essence ou au diesel, l’Union européenne incite l’industrie automobile à évoluer rapidement.'' Parallèlement à une plus grande automatisation de la production, l'électrique nécessite d'autres compétences et moins de personnel. Ainsi, dans la seule construction automobile, la filière a perdu 20% d'effectifs entre 2018 et 2022.

Indice des effectifs des trois principaux segments © Insee

D’ici 2035, près d’un tiers des salariés pourrait partir à la retraite

Les salariés de la filière automobile sont essentiellement en contrat à durée indéterminée, le tiers sont âgés de plus de 50 ans et les trois quart sont des hommes. ''En lien avec des anciennetés élevées, le salaire horaire net dans la filière automobile est 3 % supérieur à celui de l’industrie.'' Un salaire horaire net moyen établit à 16 euros, soit le double du Smic en 2020.

Des métiers en forte tension de recrutement

Les dix principaux métiers de la filière (70% des effectifs) sont tous en très forte tension. Dans quatre métiers sur dix, ces difficultés de recrutement sont notamment liées à la recherche de compétences spécifiques. Des métiers peu accessibles pour les demandeurs d'emplois sans expérience ou pour les diplômés d'autres cursus.

Dans un contexte de crise sanitaire et de pénurie de semi-conducteurs, l'emploi a diminué depuis 2020. Par ailleurs, la crise inflationniste, en engendrant une baisse de rentabilité dans toute la chaîne de production, a fortement baissé l'emploi.

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