Plusieurs lycées de Bourgogne-Franche-Comté ont été perturbés ces derniers jours par des blocages et des incidents, selon les éléments communiqués par Julien Odoul. Dans l’Yonne, les établissements de Sens, Joigny et Tonnerre sont cités. À Dijon, les lycées Simone-Weil, Le Castel et Hippolyte-Fontaine auraient notamment été concernés, avec des incendies de poubelles.
Dans le Doubs, le communiqué évoque des blocages à Besançon, Pontarlier, Montbéliard et Baume-les-Dames. Des camions de pompiers auraient été caillassés et des tirs de mortier dirigés contre les forces de l’ordre devant le lycée Jules-Haag. Une policière aurait été blessée. Le communiqué fait également état d’une quinzaine d’interpellations en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire mercredi.
Au niveau national, Julien Odoul avance les chiffres de "625 interpellations, 83 policiers blessés et 34 agents de l’Éducation nationale blessés".
La France insoumise mise en cause
Dans sa réaction, Julien Odoul attribue une responsabilité politique à La France insoumise et à ses alliés. ”Ces émeutes n’ont rien de spontané et ne sont en rien légitimes. La France Insoumise et ses alliés de l’extrême-gauche se sont servis du mouvement pour instaurer le chaos”, affirme-t-il.
L’élu cite notamment Besançon, où il affirme que la cheffe de file LFI de l’opposition municipale s’est interposée face aux policiers lors du blocage du lycée Condé. À Sens, il met en cause le professeur et responsable LFI Jérôme Thiriet, qu’il dit avoir vu aux côtés de lycéens "portant notamment des drapeaux palestiniens et des pancartes contenant, selon lui, des messages hostiles et des menaces de mort."
Un chiffrage des dégâts demandé
Julien Odoul demande au président du Conseil régional, Jérôme Durain, que la collectivité se porte partie civile dans les éventuelles procédures liées aux dégradations. Il réclame également ”un chiffrage précis des dégâts dans chaque établissement”. L’élu demande par ailleurs à l’État de ”prendre enfin ses responsabilités” afin de garantir la sécurité des élèves, des personnels et des établissements. Il souhaite enfin la tenue d’une réunion de crise consacrée à la situation des lycées de Bourgogne-Franche-Comté.
Dans sa conclusion, le président du groupe RN régional dénonce à nouveau le rôle qu’il attribue à LFI : ”LFI jette de l’huile sur le feu et ce sont nos proviseurs, nos enseignants et nos agents et la majorité des élèves qui en payent le prix.”
Julien Odoul qualifie ensuite les tirs de mortier contre les policiers et les jets de projectiles contre les pompiers d’”insurrection”, avant de mettre en cause la politique menée depuis dix ans par la ”Macronie”. Il lance un appel politique en faveur de Marine Le Pen : ”il est temps de siffler la fin de la récréation avec Marine Le Pen !”


