Braquage d'Avallon : de 10 à 20 ans de réclusion pour les quatre principaux accusés

Publié le 07/11/2025 - 08:16
Mis à jour le 07/11/2025 - 08:50

Quatre braqueurs ont été condamnés jeudi à des peines de réclusion criminelle de 10 à 20 ans pour le vol à main armée de deux fourgons de convoyage de fonds à Avallon (Yonne) en 2015, l'un des plus importants du siècle.

La cour d'assises de Paris, qui examinait ce dossier depuis mi-octobre, a condamné le plus lourdement Bernard Beucorny et Jean-Charles Perinetti, tous les deux en fuite, respectivement à quinze et vingt ans de réclusion. Les deux autres membres du commando, Jean-Claude Belmondo et Belaïd Saker, ont écopé de dix ans de réclusion, une peine largement inférieure aux dix-huit ans, avec période de sûreté de douze ans, réclamés lundi par le parquet.

Cette attaque nocturne contre deux fourgons de convoyage de fonds avait été commise sur une aire d'autoroute de Bourgogne par un commando d'une dizaine de malfaiteurs lourdement armés, déterminés et parfaitement renseignés, repartis avec plus de neuf millions d'euros de bijoux, montres de luxe et pierres précieuses.

La majeure partie de ce butin n'a jamais été retrouvée. Il a "été probablement recelé dans les jours suivant le braquage" en Belgique, avait estimé l'avocate générale Edith Launay. "Ce n'est clairement pas une équipe de bras cassés qui commet ce type de braquages", avait-elle relevé, décrivant des "malfaiteurs aguerris" qui ont fait montre d'une "organisation millimétrée" lors d'une attaque "qui a duré 22 minutes en tout".

Parmi les membres présumés du commando, Belmondo, 60 ans, Saker, 58 ans, et Perinetti, 56 ans, ont déjà été condamnés par le passé pour des faits relevant du banditisme. Beaucorny, 40 ans, est le seul dont la présence sur les lieux de l'attaque est attestée par un élément matériel: son ADN avait été relevé près des deux fourgons incendiés après le braquage dans la capitale bourguignonne. Neuf autres hommes comparaissaient pour des actes préparatoires à des attaques en projet.

A l'exception de l'un d'entre eux qui a été acquitté, ils ont été condamnés à des peines de quatre à cinq ans, en partie assortie du sursis, et dont la partie ferme est aménageable. Parmi eux, deux anciens convoyeurs, reconnus coupables d'avoir fourni des renseignements, ont été condamnés à trois ans dont deux avec sursis pour l'un, quatre ans dont trois avec sursis pour l'autre.

A l'exception de Belmondo et Saker, tous sont ressortis libres de la cour d'assises.

(AFP)

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.93
légère pluie
le 26/03 à 09h00
Vent
2.68 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
90 %