Selon un rapport publié en avril 2025 par l’Initiative Spotlight des Nations Unies, le changement climatique accentue les tensions sociales et économiques qui favorisent les violences faites aux femmes et aux filles. Les événements météorologiques extrêmes, l’insécurité alimentaire, les déplacements de population ou encore les difficultés économiques contribuent à accroître la fréquence et la gravité des violences basées sur le genre.
L’étude met notamment en évidence qu’une hausse de 1°C de la température mondiale est associée à une augmentation moyenne de 4,7 % des violences conjugales. Les Nations Unies citent également des travaux montrant une hausse de 28 % des féminicides lors des épisodes de fortes chaleurs.
Pas d’augmentation constatée dans le Doubs
À ce jour, sur le terrain, les constats sont toutefois différents.
Du côté de la gendarmerie du Doubs, aucune hausse particulière des interventions liées aux violences conjugales ou aux violences envers les enfants n’a été observée. ”Nous en avons, malheureusement comme chaque jour, mais il n’y en a pas plus ces dernières semaines”, indique la capitaine Sandrine Zintz.
Les militaires notent en revanche une augmentation des interventions pour tapage nocturne. ”Nous avons remarqué davantage de faits de tapage nocturne, avec des personnes plus énervées que d'habitude. C’est sans doute lié à la chaleur qui échauffe les esprits”, observe-t-elle.
Même constat pour la police nationale à Besançon. Les services ne relèvent pas d’augmentation des violences intrafamiliales depuis le début de l’épisode caniculaire. ”Nous ne constatons pas d’augmentation du phénomène ni de situation choquante”, précise Lucas Civario.
Les policiers observent cependant davantage d’appels liés aux conflits de voisinage et aux problèmes de circulation. ”Il fait tellement chaud dans les appartements que les habitants passent davantage de temps à l’extérieur, ce qui favorise parfois les tensions”, explique-t-il.
Que faire en cas de violences intrafamiliales ?
Les victimes ou témoins de violences conjugales ou intrafamiliales disposent de plusieurs dispositifs d’aide et d’urgence.
En cas de danger immédiat
- Police-Secours : 17
- Samu : 15
- Sapeurs-pompiers : 18
Pour obtenir de l’aide et un accompagnement
- 3919 : numéro national d’écoute pour les violences faites aux femmes
- 116 006 : France Victimes
- Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF)
En cas d’impossibilité de parler à voix haute
Le numéro d’urgence 114 permet d’envoyer un SMS 24h/24 et 7j/7. Un opérateur coordonne ensuite l’intervention des services compétents (police, gendarmerie, secours). Il est recommandé d’indiquer son nom, son prénom, son adresse précise et le motif de l’alerte.
Faire constater des blessures
Les victimes peuvent se rendre dans une unité médico-judiciaire (UMJ) afin de faire constater leurs blessures par un médecin.
Effectuer un signalement
Un signalement peut également être réalisé en ligne auprès des services de police ou de gendarmerie via le portail officiel de l’administration française.


