Transports : la CGT appelle à la grève chez MBFC le 15 septembre et réclame des hausses de salaires

Publié le 15/09/2026 - 07:00
Mis à jour le 15/09/2026 - 17:16

La CGT annonce une mobilisation à partir de ce mercredi 15 septembre au sein de la SPL Mobilités Bourgogne-Franche-Comté (MBFC). Le syndicat dénonce des négociations salariales au point mort et un climat social qu’il juge dégradé. Des perturbations sont à prévoir sur plusieurs lignes dans le Doubs, le Jura et la Saône-et-Loire.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Le mouvement pourrait toucher une partie des transports urbains, interurbains et scolaires exploités par la Société publique locale Mobilités Bourgogne-Franche-Comté (MBFC). La CGT annonce une grève à compter de ce mercredi 15 septembre 2026 et met en avant plusieurs revendications, au premier rang desquelles figurent les salaires et le pouvoir d’achat.

Dans un tract diffusé aux salariés, le syndicat estime que l’évolution des rémunérations ne permet pas de compenser la hausse des prix : ”Les prix continuent d’augmenter, mais nos salaires ne suivent pas !”

2,4 % d’augmentation réclamés

Au cœur du conflit : les négociations salariales. La CGT indique avoir demandé dès juin 2026 une clause de revoyure afin de réexaminer les rémunérations en fonction de l’évolution du pouvoir d’achat.  Le syndicat revendique une augmentation de 2,4 % ainsi qu’une prime de partage de la valeur de 750 euros.

Selon la CGT, la direction aurait proposé une PPV (Prime de partage de la valeur) de 500 euros en contrepartie d’une absence de nouvelle augmentation salariale, rappelant qu’une hausse de 1,2 % avait déjà été accordée en 2026. Une proposition que le syndicat conteste. ”Il ne peut être demandé aux organisations syndicales de choisir entre une prime et une véritable progression des salaires”, estime la CGT.

Le syndicat affirme par ailleurs qu’en l’absence d’accord, le montant de la prime aurait été ramené à 250 euros. Il indique que cette somme n’a, à ce jour, pas été versée aux salariés.

Un climat social sous tension

Pour la CGT, le désaccord ne porte toutefois pas uniquement sur les rémunérations. Elle dénonce également une dégradation des relations avec la direction de MBFC en évoquant notamment des avertissements visant des représentants syndicaux, des tensions dans l’exercice des mandats et ce qu’il présente comme un sentiment de traitement différent selon l’appartenance syndicale.

”Nous considérons que cette situation porte atteinte au dialogue social et aux conditions normales d’exercice du mandat des représentants du personnel”, écrit la CGT dans son courrier adressé à la direction.

La gestion des données des salariés également pointée

Autre motif d’inquiétude soulevé par la CGT : l’utilisation de l’outil LUCA. Le syndicat s’interroge sur les informations concernant les salariés qui pourraient y être regroupées. Sont notamment cités les coordonnées personnelles, les informations administratives, les fiches de paie ou encore les informations fiscales. La CGT demande des précisions sur les données collectées, leur finalité, leur durée de conservation et les personnes autorisées à y accéder.

”Nous sommes particulièrement préoccupés par la nature et le volume des données susceptibles d’y être accessibles”, indique le syndicat, qui demande également des garanties concernant la sécurité informatique et la protection des données personnelles.

Les véhicules climatisés au cœur d’un autre désaccord

Le syndicat soulève enfin la question de l’attribution de nouveaux véhicules climatisés à certains chauffeurs. Selon la CGT, ces véhicules seraient attribués prioritairement à certains salariés et un sentiment de traitement différencié existerait au sein de l’entreprise. Le syndicat demande que les critères d’attribution soient clairement définis.

”Nous demandons que les critères d’attribution soient transparents, objectifs et identiques pour tous les salariés”, réclame la CGT. Là encore, ces éléments constituent les griefs exposés par l’organisation syndicale dans son courrier.

Une alerte sociale jusqu’en mars 2027

La CGT affirme avoir déclenché une alerte sociale en juin dernier, couvrant une période allant jusqu’en mars 2027. Le mouvement annoncé concerne le périmètre de la SPL MBFC et donc plusieurs départements. Le Doubs, le Jura et la Saône-et-Loire sont concernés par les appels à la mobilisation.

Pour la CGT, cette grève est la conséquence de plusieurs mois de désaccords autour des salaires et du dialogue social. Elle assure vouloir obtenir la reprise de véritables négociations : "Notre demande est claire : il faut revoir les salaires et rattraper la perte du pouvoir d’achat !”

Des perturbations attendues sur les réseaux

Les usagers des réseaux concernés pourraient donc être confrontés à des suppressions de services ou à des horaires modifiés à partir de ce mercredi 15 septembre. L’ampleur exacte des perturbations dépendra du nombre de salariés participant au mouvement et de l’organisation des services durant la grève.

La CGT, de son côté, assure vouloir maintenir la pression sur la direction pour obtenir des réponses sur les salaires, le pouvoir d’achat et les conditions de travail : ”Les salariés ne demandent pas des miettes : ils demandent le respect, des salaires à la hauteur de leur travail et un véritable dialogue social.”

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