Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la campagne menée en faveur d’une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles et sexistes. La Coalition féministe et enfantiste pour une loi cadre intégrale, qui fédère plus de 150 organisations, associations et syndicats, ainsi que la Fondation des Femmes, avaient déjà appelé à des rassemblements et des marches au mois de juin et le 4 juillet, à Besançon comme dans plusieurs villes de France.
Plus de 160 000 enfants et 325 000 femmes victimes chaque année
Dans leur appel, les organisateurs mettent en avant les chiffres relatifs aux violences sexuelles. Selon les données citées dans le communiqué, plus de 160 000 enfants et plus de 325 000 femmes sont victimes chaque année de violences sexuelles. Le texte affirme également qu’un enfant est victime d’un viol ou d’une agression sexuelle toutes les trois minutes et que 94 % des plaintes pour viol sont classées sans suite.
Les organisateurs interpellent directement les responsables politiques sur la nécessité d’agir : ”Non monsieur Darmanin, nous n’avons pas oublié Lyhanna. Non monsieur Lecornu, nous n’oublions pas toutes les victimes, enfants et femmes essentiellement, des violences sexistes et sexuelles.”
Une loi annoncée pour octobre 2026
L’appel fait également référence à l’engagement du gouvernement concernant l’élaboration d’une loi consacrée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. ”Monsieur le premier ministre, vous avez promis une loi pour octobre 2026. Nous ne l’avons pas oublié.”
Les organisations mobilisées indiquent toutefois vouloir une législation qu’elles considèrent comme suffisamment ambitieuse. Elles demandent notamment une loi cadre intégrale accompagnée d’un budget annuel de 2,6 milliards d’euros : ”Nous ne voulons pas d’une loi au rabais mais une loi exigeante, une loi cadre intégrale assortie d’un budget de 2,6 milliards d’euros par an.”
Une mobilisation appelée à se poursuivre
Pour les signataires de l’appel, l’enjeu dépasse la seule adoption d’un texte législatif. Ils présentent cette loi comme une transformation plus large de la société et comme une étape dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles : ”C’est un changement global de société qui doit advenir. Cette loi se doit d’être une étape fondatrice de la fin de la société patriarcale.”
Les organisateurs annoncent leur intention de poursuivre les mobilisations ”tant que cette loi n’est pas à l’ordre du jour".
- La pétition en faveur d’une loi cadre intégrale est accessible sur loi-integrale.fr.


