Conseil régional: le torchon brûle entre les syndicats et la présidente

Publié le 22/09/2010 - 13:43
Mis à jour le 16/04/2019 - 16:31

Cinq organisations syndicales, qui ont déposé un mot d'ordre de grève, mettent virulemment en cause le directeur général des services du conseil régional dans sa gestion des ressources humaines, tandis que la présidente, Marie-Guite Dufay, regrette que les syndicats «sortent la Kalachnikov» avant même le début de la moindre discussion.

1285156025.jpg
©carvy
PUBLICITÉ
Face à ce qu’ils considèrent comme de « graves menaces », une intersyndicale initiée par la CFDT et la CGT, rejointes par l’UNSA, FO et la FSU, a déposé un préavis de grève pour ce jeudi, jour de mobilisation nationale, mais en mettant aussi en avant des préoccupations propres au 400 agents du conseil régional. Les syndicats s’opposent à « un projet de fermer les services administratif en août et à Noël ».

« Ce serait une perte de liberté dans le choix de la date des RTT et une rupture du service public. On n’aura plus aucune souplesse. On voudrait que l’on soit tous présents et absents en même temps », explique Dominique Aubry-Frelin, secrétaire de la section CFDT de la collectivité régionale. « La Région a pris un virage grave depuis les dernières élections: austérité, mauvais coups préparés en cachette, mépris des représentants du personnel, parodie de dialogue social », écrit la CFDT dans une lettre à ses adhérents.

« Je suis très étonnée de cette crispation très forte, alors que le débat sur le compte épargne-temps n’est pas encore ouvert », a rétorqué la présidente PS de la Région. « On va en débattre jeudi à partir de la présentation que va en faire Patrick Bontemps, vice-président chargé des ressources humaines. C’est une réflexion que nous menons », poursuit-elle en se demandant s’il ne serait pas efficace, en terme de gestion des jours de congés, de « bloquer certaines semaines ».

« Contrairement à ce qui a été écrit, mon bureau n’est pas fermé. Et je trouve malsain que les syndicats évoquent également une fermeture des services le vendredi après-midi, ce qui est absolument faux. Cela n’a jamais été évoqué. C’est un procès d’intention à l’égard de Gilles Da Costa qui a appliqué une telle mesure au conseil général du Doubs il y a dix ans (ndlr: à l’époque de droite). Derrière lui, c’est moi qui suis visée», relève Marie-Guite Dufay.

« Les syndicats ont raison de nous alerter sur l’application du compte épargne-temps, mais sortir l’arme lourde avec des propos calomnieux, c’est franchement malsain », regrette-t-elle.

En évoquant dans leur tract la précarisation des parcours professionnels, c’est sûr que la présidente est directement concernée, elle qui a fait de ce sujet son cheval de bataille. « Alors que la Région fait une politique pertinente de sécurisation des parcours professionnels vers l’extérieur, elle fait l’inverse en interne », note la CFDT qui attend jeudi de connaître la décision de l’exécutif quant à l’application du compte épargne temps pour savoir si l’intersyndicale manifestera devant l’hémicycle régional vendredi lors de la séance plénière. Selon Marie-Guite Dufay, il n’y aura pas de décision de prise jeudi.

 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Crèches : les 3/4 des agents en grève ce jeudi à Besançon

Crèches : les 3/4 des agents en grève ce jeudi à Besançon

MIS A JOUR • Le syndicat FO communaux de Besançon appelle les agents de la Direction Petite Enfance de la ville de Besançon à une journée de grève jeudi 23 mai 2019 dans le cadre d'une journée d'action nationale contre la réforme de la loi fixant les conditions des modes de garde. Un rassemblement est organisé à 14h esplanade des droits de l'homme. 152 sur 200 agents de la petite enfance se sont déclarés grévistes, selon FO.

Gilets Jaunes : 800 manifestants à Besançon, des tensions à Chalezeule et huit interpellations

Gilets Jaunes : 800 manifestants à Besançon, des tensions à Chalezeule et huit interpellations

Pour célébrer les six mois du mouvement, les Gilets Jaunes étaient plus nombreux dans les rues de Besançon en comparaison aux deux actes précédents qui avaient rassemblés 300 et 400 manifestants. Une des têtes de figures du mouvement avait appelé à un rassemblement national samedi 18 mai 2019. Au plus fort de la mobilisation Ils étaient 800 selon les autorités et largement plus d'un millier selon les gilets jaunes pour cet acte 27. A Chalezeule, les manifestants sont été dispersé par les gaz lacrymogènes et par la pluie. Le barbecue géant prévu près du rond point du bowling  n'a pas eu lieu.

Philippe Martinez réélu secrétaire général de la CGT

Philippe Martinez réélu secrétaire général de la CGT

Philippe Martinez a été réélu vendredi 17 mai 2019 secrétaire général de la CGT à l'issue du 52e congrès, a annoncé un membre de la direction devant les congressistes réunis cette semaine à Dijon.  A la tête depuis 2015 de la CGT, aujourd'hui deuxième syndicat français derrière la CFDT, Philippe Martinez était seul candidat à sa succession. A la tête depuis 2015 de la CGT, deuxième syndicat français derrière la CFDT, Philippe Martinez, 58 ans, était seul candidat à sa  succession. Il a recueilli 90,65% des suffrages exprimés.

Loi Blanquer : le SNUipp-FSU organise un apéro revendicatif devant la permanence de Jacques Grosperrin

Loi Blanquer : le SNUipp-FSU organise un apéro revendicatif devant la permanence de Jacques Grosperrin

"Non à l'amendement Grosperrin" • Mardi 14 mai 2019 le syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC (affilié FSU) organise une assemblée générale à partir 18h suivi d'un apéro revendicatif devant la permanence du sénateur LR Jacques Grosperrin au 34 rue Bersot à Besançon.

Acte 26 des Gilets Jaunes: 400 manifestants à Besançon ce samedi selon la Préfecture

Acte 26 des Gilets Jaunes: 400 manifestants à Besançon ce samedi selon la Préfecture

Mise à jour • Déclin ou sursaut ? A bientôt six mois de mobilisation, les "gilets jaunes" ont appelé à manifester pour la 26e fois ce samedi 11 mai 2019 avec des points de ralliement "nationaux" à Lyon et Nantes, où les autorités redoutent la présence de casseurs. À Besançon, la manifestation est parti à 14h00 de la Place de la Révolution. A 16h30, le cortège rejoignait la Préfecture.  

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 17.05
nuageux
le 23/05 à 18h00
Vent
2.21 m/s
Pression
1015.39 hPa
Humidité
77 %

Sondage