Conseil régional: l’UMP a-t-elle encore un patron ?

Publié le 28/06/2008 - 05:30
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:30

L’ancien président de la Région, Jean-François Humbert, est-il encore le leader du groupe d’opposition ? La question se pose d’une manière criante depuis la session plénière de vendredi à Besançon.

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A part gesticuler des bras et marmonner de temps en temps dans sa moustache, le sénateur UMP Jean-François Humbert, dont le mandat est en renouvellement en septembre, a été le grand absent lors de la session plénière consacrée en partie au compte administratif 2007.

Silence radio du côté de celui qui, jusque là, assumait, d’une manière de plus en plus chaotique certes, mais assurait quand même, le leadership de l’UMP. Vendredi, ce n’est pas lui qui a réagit au discours d’ouverture de Marie-Guite Dufay, ce n’est pas lui qui a discuté le compte administratif… 

Le groupe UMP, réuni la veille, n’aurait même pas réussi à se mettre d’accord sur une position commune sur ce sujet. C’est donc la liberté de vote pour chaque membre du groupe qui aurait été décidée.

Jean-François Humbert est-il perturbé par l’arrivée de Patrice Debray devenu député à la faveur de la nomination ministérielle d’Alain Joyandet et conseiller régional à la suite de la démission de Michel Raison de la Région? 

Quand on connaît l’animosité entre le secrétaire d’Etat et l’ancien président de la Région, la question est loin d’être farfelue. D’autant que Patrice Debray, désormais la tête de pont d’Alain Joyandet au conseil régional pour lequel ce dernier s’est récemment dit « intéressé et disponible » en 2010, ne s’est pas privé d’intervenir dans les débats. 

« Jean-François Humbert n’a toujours pas digéré sa défaite de 2004 face à Raymond Forni. Aujourd’hui, on ne sait plus ce qu’il veut. Tout ce qu’on sait c’est qu’il fait campagne pour les sénatoriales », tente d’expliquer un de ses coéquipiers.

Certains se posent même la question de savoir si le sénateur sortant sera investi par les instances nationales du parti. En tout cas, tout le monde reste perplexe face à son irascibilité.

Ajouter à cela, le crêpage de chignon entre les deux conseillères régionales UMP Nathalie Bertin et Annie Genevard qui ne se saluent même plus et qui ont postulé toutes deux pour l’investiture aux sénatoriales, pour comprendre que le groupe d’opposition est en bien mauvaise posture. Une fin de règne qui laisse le champ libre à la présidente socialiste Marie-Guite Dufay.

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