Corps retrouvé dans le canal de Bourgogne: un homme mis en examen et écroué

Publié le 28/09/2017 - 13:41
Mis à jour le 28/09/2017 - 13:43

Un Français interpellé en Espagne il y a dix jours, suspecté d'avoir tué mi-août un homme de 22 ans dont le corps avait été retrouvé dans le canal de Bourgogne, a été mis en examen pour assassinat et écroué mercredi soir, a annoncé le parquet d'Auxerre.

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Rapatrié d’Espagne un peu plus tôt dans la soirée, le suspect de 23 ans a été présenté au juge d’instruction chargé du dossier à Auxerre, a précisé la procureure de la République, Sophie Macquart-Moulin, dans un communiqué.

L’homme avait été interpellé le 18 septembre sur mandat d’arrêt européen à Cañar, dans la province de Grenade, dans le sud du pays, avaient indiqué les autorités espagnoles. Il a été repéré grâce à un téléphone portable, a précisé jeudi à l’AFP Mme Macquart-Moulin.

Le corps avait été retrouvé le 17 août, « les mains entravées« , à Migennes (Yonne). Une autopsie réalisée le lendemain avait mis en évidence « plusieurs hématomes et plaies au niveau de la tête de la victime », sans permettre d’éclaircir la cause du décès. 

L’enquête a révélé que le suspect, déjà condamné à plusieurs reprises pour outrages, violences et port d’arme, avait fréquenté la victime dans les heures qui avaient précédé son décès, au centre d’hébergement de la Croix-Rouge de
Migennes, où il résidait. Il en avait cependant été expulsé le soir du 16 août car la victime n’avait pas l’autorisation d’y séjourner, a précisé le parquet, ajoutant que les deux hommes avaient été vus sur des images de vidéosurveillance se dirigeant vers le chemin de halage, qui longe le canal de Bourgogne.

Devant le juge d’instruction, le suspect a reconnu avoir voulu « régler ses comptes » avec la victime, qu’il jugeait responsable de son éviction du centre d’hébergement, et admis avoir fait usage de violence physique, notamment par des coups de poing au visage, en le saisissant par le cou « dans une logique d’étranglement » et en le faisant tomber à terre.

Il reconnaît également avoir ligoté les mains de la victime mais affirme ne pas l’avoir jeté à l’eau. Il rejette la qualification d’homicide, disant avoir laissé l’homme où il était sans savoir s’il était vivant ou mort. Des examens complémentaires ont permis d’exclure un décès par noyade. La mort serait due à une asphyxie causée par l’étranglement.

La section de recherches de la gendarmerie de Dijon et la brigade de recherches de Sens (Yonne) sont chargées de l’enquête.

(AFP)

 

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