Création d’entreprises : une fragile survie à trois ans en région

Publié le 18/10/2015 - 16:43
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

Une nouvelle étude menée conjointement par la CCI du Doubs et l’Insee montre que les entreprises créées en 2010 en Franche-Comté présentent des éléments de fragilité plus marqués qu’ailleurs. Beaucoup mettent la clef sous la porte.

Dure, dure, la vie d’entrepreneur

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Plus de chômeurs parmi les créateurs, moins d’expériences ou de diplômés du supérieur, davantage d’entreprises individuelles… Plusieurs facteurs additionnés ne seraient pas favorables à la pérennité des entreprises en Franche-Comté. Une situation qui se serait détériorée sur ces dernières années.

La Franche-Comté, bonne dernière du classement français

« Le taux de survie à trois ans des entreprises franc-comtoises créées en 2010 (ndlr : hors auto-entreprises et reprise d’activités) est en net recul par rapport à la génération 2006, passant de 70% à 66% », constate Emilie Vivas de l’Insee. « Il est inférieur de quatre points à la moyenne de France de province ; ce qui classe la Franche-Comté en dernière position. »

Un mauvais classement dont la région se passerait bien, mais qui ne serait pas forcément du à un déficit d’aide ou d’accompagnement des organismes publics ou privés, sinon davantage au contexte économique défavorable.

Le manque d’expérience pointé du doigt

« La Franche-Comté est impactée plus durement par la crise de 2008 et plus tardivement, en raison de sa spécificité industrielle », analyse Gilles Curtit, président de la CCI du Doubs. En cause par ailleurs : le profil des créateurs francs-comtois et des entreprises créées. « Le manque d’expérience professionnelle constitue un handicap fort en Franche-Comté », remarque Emilie Vivas.

Dans le même temps, la pérennité augmenterait avec le niveau de diplôme des créateurs. 73% des entreprises créées par des diplômés de l’enseignement supérieur sont encore en activité trois ans après (contre 65% pour celles créées par des personnes sans diplômes). Cela concerne surtout les services : « plus d’un créateur sur deux dans ce secteur est diplômé du supérieur ».

Les entreprises industrielles sont les plus pérennes

Selon les secteurs d’activité, le taux de survie est aussi variable. De l’ordre de 59 et 60% seulement dans les transports et le commerce (contre respectivement 74 et 64% en moyenne française). À l’inverse, il est de 69% dans l’hébergement restauration.

Mais c’est finalement, les entreprises industrielles qui sont les plus pérennes. En région, leur taux de survie reste élevée (75%) même s’il est a diminué de sept points par rapport à la génération 2006. Les conditions y seraient aussi plus favorables avec davantage d’investissements supérieurs à 40 000 euros et des créations majoritairement réalisées par d’anciens chefs d’entreprises.

Enfin, les entreprises individuelles ont beaucoup moins de chances de survie que les sociétés ; ceci est encore plus vrai en Franche-Comté où leur taux de survie à trois ans est de 53% (contre 78% pour les sociétés).

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