Les 3,3 millions d’euros ont été mobilisés par la Ville via des subventions émanant de l’Europe avec le FEDER (34%), la Région Bourgogne-Franche-Comté (30 %), le Département (12%), le fonds national d'aménagement et de développement du territoire (FNADT- 2%) et l’Agence de l’eau (2%). La ville de Besançon a contribué à hauteur de 20 %.
Si deux enfants s’amusaient dans le parc ce vendredi matin, quatre élus de la République de plus de 45 ans se sont amusés dans l’aire de jeux et sont montés sur les installations en bois.

Blague à part ce jardin, qui se trouve dans la continuité de la cour d’honneur, est désormais accessible à toutes et tous via deux entrées : par la rue Girod de Chantrans et par l’accueil Saint-Jacques (les grilles situées en face d’Arsenal resteront fermées). Il s’étend sur 7 000 m². Le site propose des structures en bois dédiées aux 2-12 ans.

Une cour d’honneur au nom de Paulette Guinchard
Si le nom de Paulette Guinchard avait déjà été décidé en 2023 pour la cour d’honneur du site Saint-Jacques, il prend désormais toutes ses lettres de noblesse cette année après son réaménagement paysager. Après avoir été soumis à des fouilles archéologiques, il a été nécessaire de reterrasser le site tout en pensant au retour de la flore historique du site de 1.500 m2.
Quoi de mieux, pour la cour d’un ancien hôpital, que le nom de Paulette Guinchard ? Cette dernière a, en effet, longtemps agi pour le bien-être des personnes âgées. Un dossier sur lequel elle aura donné de nombreuses formations en Franche-Comté et aura mené un combat à l’Assemblée nationale pour créer l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) en 1999. Devenue rapidement une figure politique bisontine, elle s’est illustrée comme députée, secrétaire d'Etat et vice-présidente de l'Assemblée nationale. Malade, Paulette Guinchard avait choisi de mettre fin à ses jours à travers le suicide assisté en Suisse.
Quel avenir pour le site ?
Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, a voulu s’attarder sur ce point. S’il a salué le travail mené par l’équipe municipale précédente pour permettre à ces aménagements de voir le jour, il a tenu à préciser qu’il faudrait "adapter et réorienter le projet Saint-Jacques-Arsenal au regard des besoins et priorités de la nouvelle équipe municipale" : "La question du logement demeure centrale, mais ne peut se résumer à elle seule sur l’avenir de ce site. Nous devons également anticiper les besoins de notre ville en matière d’hôtellerie (…) et prévoir des services publics accessibles et adaptés aux usagers, mais aussi des commerces et espaces culturelles", a précisé le maire en soulignant que "Saint-Jacques doit devenir l’emblème d’entrée de ville".
Le tout avec le projet gargantuesque de la grande bibliothèque (90 M€) dont les travaux ont été lancés en mars 2025.


