Darmanin veut revoir la répartition entre police et gendarmerie

Publié le 16/11/2020 - 17:15
Mis à jour le 16/11/2020 - 16:52

En écartant toute fusion entre police et gendarmerie, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin souhaite une nouvelle répartition territoriale entre la police et la gendarmerie, dans un entretien au Parisien publié ce samedi 14 novembre dans la soirée, où il dévoile quelques axes du livre blanc de la sécurité intérieure censé repenser l’organisation de ce secteur régalien.
 

© Hélène Loget ©
© Hélène Loget ©

"Il est hors de question de toucher à notre modèle, qui voit agir deux forces complémentaires. Mais il y a une mauvaise répartition entre police et gendarmerie sur le plan national", assène le ministre.

De manière simplifiée, la gendarmerie opère en zone rurale et la police dans les villes. "Mais depuis, les agglomérations se sont étendues", poursuit Darmanin à titre d’exemple, si bien que "dans l’agglomération de Toulouse, il y a quatre villes sous l’autorité de la police, et tout le reste de la zone, très urbanisée, sous le contrôle de la gendarmerie".

"Il faut sans tabou aller vers une organisation plus efficace", ajoute-t-il, en évoquant la notion de "bassin de délinquance comme ceux autour des transports en commun ou des axes autoroutiers".

Pas de fusion des deux forces

Le ministre plaide en outre pour une coopération accrue entre la gendarmerie et la police dans "le maintien de l’ordre", "la police technique et scientifique (PTS) ou le Cyber". Il écarte en tous cas une fusion des deux forces qui serait, selon lui, "une funeste erreur".

Concernant la police, le ministre annonce la création d’une "direction départementale unique dans chaque département" qui aura sous ses ordres "la sécurité publique, la police aux frontières et la police judiciaire".

Cette nouvelle organisation sera mise en place "dès le début de l’année prochaine dans trois départements métropolitains: le Pas-de-Calais, la Savoie et les Pyrénées-Orientales", explique Darmanin, en soulignant que "deux de ces trois départements ‘frontière’ connaissent des difficultés liées à l’immigration".

"L’expérience durera un an avant que le système soit généralisé s’il est concluant", précise-t-il.

Enfin, le ministre prône "une modernisation plus forte dans certains domaines comme celui de l’investigation". "Aujourd’hui, il y a 3.000 officiers de police judiciaire (OPJ) qui ne font plus un travail d’enquête, alors que paradoxalement nous en manquons. C’est un système un peu fou. Il faut rendre son attractivité au vrai boulot de flic, celui de l’enquête".

Le livre blanc de la sécurité, initié par le le prédécesseur de Darmanin place Beauvau, Christophe Castaner, et son secrétaire d’État Laurent Nunez, a demandé un an de travail et de discussions entre le gouvernement, les grands corps de la police et de la gendarmerie et les organisations syndicales.

Le document devrait être publié ces tout prochains jours.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.72C°
légère pluie
le 20/10 à 20h00
Vent
2.28 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
92 %

Sondage