Froze Yourt’Self : quatre étudiants branchés yaourts glacés

Publié le 17/03/2017 - 14:30
Mis à jour le 22/03/2017 - 11:43

Mikail Eser, Cathy Son, Alexandre Galland et Leslie Faivre, quatre étudiants en 2e année GUC (gestionnaire d’unité commerciale) à l’Imea de Besançon ont monté un projet de création d’entreprise Froze Yourt’Self. Le projet est tellement réaliste qu'il pourrait se concrétiser...

Interview

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Customiser son propre yahourt glacé, c’est le concept proposé par ces étudiants en école de commerce dans le cadre de leur projet d’études. Les quatre étudiants ont réfléchi à un concept de yahourt glacé en libre service à développer dans une zone à fort passage, comme dans une galerie commerciale.

Les 3 étapes de Froze Yourt’Self :

  • Le choix parmi quatre parfums
  • Le topping  qui permet de garnir la glace avec 20 éléments au choix (confiseries, des chocolats, des nappages, des fruits etc.)
  • Peser et payer (2,90€ les 100 grammes)

Questions à Mikail Eser

maCommune : Le projet Froze Yourt’ Self a t’il été réalisé uniquement dans le cadre de la gestion de votre projet commercial où va t’il se concrétiser ?

Mikail Eser : « Le projet de création d’entreprise fait partie du cursus de notre formation, il faut qu’il soit le plus réaliste possible. C’est pourquoi notre projet est susceptible de se concrétiser et c’est ce que nous souhaitons… »

maCommune : Depuis quand travaillez-vous sur le projet ? Quel sera son statut juridique ? Et à combien s’élèvent vos coûts d’investissements ?

M.E : « Cela fait quasiment un an et demi que nous travaillons dessus. Nous sommes passés devant un jury de professionnels en décembre 2016, pour les phases marketing et d’étude documentaire. Nous travaillons actuellement sur la phase financière et juridique et nous avons une soutenance devant un  jury de professionnel en avril.

Concernant le statut juridique de l’entreprise, nous avons opté pour la création d’une SAS (société par actions simplifiée), étant donné qu’il y a plus de liberté que pour une SARL (société à responsabilité limitée). En apports personnels, nous mettons 20.000€ à quatre et notre emprunt est de 60.000€ pour un coût global de 80.000€. 

maCommune : Le prix d’un pot de glace au yaourt était indiqué à 2,90€ les 100 grammes. Avez-vous fait des études comparatives pour estimer ce prix ?

M.E « Pour le prix, nous avons décidé de nous aligner sur la concurrence. Nous sommes allés voir un collègue à Dijon (Chillbox), qui est une franchise grecque vendant aussi des yaourts glacés, pour l’interviewer et connaître un peu les chiffres du marché. Le concept est assez récent en France. On a fait des comparatifs avec des collègues d’Annecy et de Strasbourg. Nous avons également réalisé un sondage à Chateaufarine, qui nous a permis de définir le budget que les consommateurs étaient prêts à mettre en terme de collation. Et toutes ces informations nous ont permis de déterminer un prix de vente à 29€ le kg soit 2,90€ les 100 grammes« .

« Concernant la provenance de la glace, les approvisionnements en yaourt proviennent d’un producteur local basé à Champagney (Haute-Saône). Le yaourt est ensuite mis dans une machine qui va le brasser et le transformer en yaourt glacé »

« Ça donne vraiment envie d’aller plus loin, de réaliser ce projet et d’autres plus tard » 

maCommune : Cela vous a t’il donné envie de devenir entrepreneur ? Quelle expérience retirez-vous de ce projet à titre personnel et pour votre future vie professionnelle ?

M.E : « Oui clairement ! C’est une très bonne expérience ! Étant donné que l’on fait des recherches vraiment approfondies sur le sujet, on appelle les fournisseurs, on demande des devis… On voit finalement que ce n’est pas si facile que ça de monter son entreprise, mais cela n’empêche pas que ça soit vraiment excitant et passionnant. Ça donne vraiment envie d’aller plus loin, de réaliser ce projet, et d’autres plus tard. Ce projet nous a également permis de nous rendre compte aussi que le travail d’équipe est vraiment primordial. Certes sur certains sujets, nous n’étions pas forcément sur la même longueur d’ondes mais on a su accorder nos violons. Ça fait presque 2 ans qu’on se connaît et honnêtement, je pense qu’on forme une sacrée bonne équipe »

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