Une centaine de personnes rassemblée contre la loi d’urgence agricole à Besançon

Publié le 21/07/2026 - 16:33
Mis à jour le 21/07/2026 - 16:42

Un peu plus d'une centaine de personnes ont fait le déplacement dans la matinée de samedi 18 juillet 2026 devant le bassin de la Gare d'eau à Besançon. Elles ont répondu à l'appel de l'antenne locale de Générations Futures contre le projet de loi d'urgence agricole, adopté depuis, ce lundi 20 juillet par l'Assemblée nationale.

Virginie Béliard, responsable de l'association Générations Futures, n'est pas mécontente du nombre de personnes venues ce matin-là. L'association naturaliste, en coordination avec Les amis de la Confédération paysanne et la Ligue pour la protection des oiseaux, cherche à mobiliser et à avertir les Bisontin(e)s sur la loi d'urgence agricole débattue une dernière fois à l'Assemblée nationale ce 21 juillet. (Adopté depuis par l’assemblé dans la nuit du 20 au 21 juillet).

Les points les plus discutés de la loi concernent la composition des comités de direction de l'eau, la réintroduction de certains pesticides pour des filières agricoles spécifiques, et l'autorisation de tirer sur les loups avec des lunettes thermiques et infrarouges.

"Une loi d'urgence mais pas d'avenir"

Selon Dominique Voynet, seule députée du Doubs à avoir voté contre, au jour du 18 juillet puis le 20 juillet, cette loi s'est faite sans consultation. Elle dénonce un texte élaboré exclusivement entre la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et le syndicat FNSEA, pour éviter de nouveaux blocages de la part de certains agriculteurs.

Christophe Lime, président du bureau des élus de France Eau Publique, organisation réunissant les opérateurs publics de l'eau (17 millions d'habitations alimentées), a lui aussi déploré un manque de consultation des différents acteurs, tout à fait inédit. Il dit même avoir constaté de l'agressivité à l'égard de son organisation de la part des sénateurs du Palais du Luxembourg. Il a souligné l'inversion de la problématique opérée par le gouvernement : au lieu de soutenir les agriculteurs en leur permettant de vendre leurs produits et de leur assurer un revenu décent, l'État affaiblit les réglementations environnementales pour "les aider". Christophe Lime estime que cette nouvelle législation est "peut-être une loi d'urgence, mais pas d'avenir".

D'autres moyens d'action

Si des citoyens comme Jean-Luc (souhaitant rester anonyme) se disent "un peu déprimés de voir si peu de monde réuni", Hervé Groult, maire de Chalezeule, n'entend pas se laisser abattre et utilisera ses pouvoirs de maire en décrétant l'interdiction de certains pesticides sur sa commune si la loi est adoptée.

Le rassemblement s'est terminé par un geste collectif où tous les participants étaient invités à trinquer aux "Générations Futures".

La loi à été approuvé par l’assemblé nationale ce lundi 20 juillet, elle reste à être approuvé par le sénat.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

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Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

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