Le Moustique-tigre présent en Bourgogne mais pas encore en Franche-Comté

Publié le 07/07/2020 - 16:00
Mis à jour le 05/08/2020 - 11:59

L’Aedes albopictus, dit moustique-tigre est présents dans trois départements de la région : en Saône-et-Loire, en Côte-d’Or et dans la Nièvre. Si la Franche-Comté est pour l »heure épargnée, l’agence régionale de santé invite à la vigilance et au signalement face à l’expansion de ce moustique depuis 2004 en métropole. De manière générale, il est recommandé de supprimer les petits réservoirs et les eaux stagnantes. 

Un moustique tigre. © CC0 DR
Un moustique tigre. © CC0 DR

En 2019, 58 des 96 départements métropolitains ont été colonisés par l’ »espèce invasive » à l’origine de maladies comme Zika, le chikungunya ou la dengue.

Cette capacité du moustique-tigre à être vecteur de maladies en fait une cible de surveillance prioritaire pour les autorités sanitaires et leurs partenaires durant sa période d’activité en métropole : du 1er mai au 30 novembre. L’objectif de cette surveillance renforcée est double : il s’agit à la fois de ralentir la progression de l’implantation du moustique-tigre et de limiter le risque d’importation et de circulation des virus dont il peut être le vecteur en métropole.

Les moustiques Aedes, plus communément appelés moustiques tigres, vont "représenter un risque sanitaire majeur sur l’ensemble du territoire" lors "des prochaines décennies" selon une commission d’enquête à l’Assemblée, qui a appelé fin juillet à des actions vigoureuses.

En métropole, il s’est développé depuis 2004. La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à son expansion Il est désormais présent dans 58 départements, dont la Saône-et-Loire depuis 2014, la Nièvre et la Côte-d’Or depuis 2018.

"Si pendant cinquante ans le territoire métropolitain a vécu à l’abri des maladies transmises par les moustiques, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Il faudra apprendre à vivre avec eux, en limitant au mieux leur impact sur la santé des Français" a indiqué la rapporteure et députée LREM de Mayotte Ramlati Ali, qui rappelle également que dans les outre-mer c’est un "problème de santé publique récurrent."

La commission a soumis 46 propositions pour "refonder une politique de prévention" dans le cadre de la lutte contre la prolifération du moustique-tigre

Une meilleure information du public et la mise en place "dans les territoires affectés d’un plan régional de prévention contre le développement des gîtes larvaires", sont notamment préconisées. La commission demande également de fournir aux maires un guide des actions pour lutter contre les moustiques Aedes.

En effet pour l’heure, l’insecticide deltaméthrine est "la seule substance dont disposent les pouvoirs publics pour lutter, à court terme, contre les moustiques Aedes sur un lieu donné", selon le rapport qui plaide pour éviter des pulvérisations massives, pour des raisons environnementales ou pour éviter une résistance au produit chez les moustiques. A la place, la commission appelle à diversifier les molécules et privilégier les actions de terrain.

Sur le plan juridique et institutionnel, les agences régionales de santé (ARS) pourraient devenir "le chef d’orchestre de la lutte anti-vectorielle" indique la commission.

Reconnaître et signaler le moustique-tigre

Tous les insectes qui volent ne sont pas des moustiques-tigres !

  • Aedes albopictus est petit
  • moins de 1 cm d’envergure.
  • Noir avec des taches blanches sur le corps et les pattes, il a une ligne blanche sur le thorax et un appareil piqueur.

Comment éviter l'implantation et l'expansion du moustique tigre ?

Avant de voler et de piquer, les moustiques se développent dans l’eau, sous forme de larves. "Chacun peut avoir les bons gestes pour éviter la prolifération d’Aedes albopictus en supprimant les petits réservoirs d’eau stagnante" indique l'agence régionale de santé.

Vider (une fois par semaine) coupelles et soucoupes sous les pots de fleurs, gamelles des animaux, replis des bâches, seaux, pieds de parasol...

  • Couvrir les récupérateurs d’eau
  • Ranger (à l’abri de la pluie) les jouets, brouettes, seaux, arrosoirs
  • Entretenir les gouttières, rigoles et chenaux
  • Jeter déchets et pneus usagés
  • Créer un équilibre dans les bassins d’agréments : les poissons mangent les larves de moustique.

Santé

Les fumées des incendies en Gironde pourraient affecter la qualité de l’air en Bourgogne-Franche-Comté

La qualité de l'air demeure globalement dégradée ce lundi 27 juillet en Bourgogne-Franche-Comté, selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Les conditions météorologiques limitent toutefois la formation d'ozone, principal polluant observé dans la région.

Fumer en voiture : que dit la réglementation ?

Sur la route des vacances, notamment lors des longs trajets ou dans les embouteillages, certains conducteurs ou passagers fumeurs peuvent être tentés d’allumer une cigarette dans l’habitacle pour patienter. La réglementation française encadre la consommation de tabac dans les véhicules, notamment lorsque des enfants sont présents à bord. Si fumer en voiture reste autorisé dans certaines situations, des restrictions s’appliquent afin de protéger les mineurs.

Frelon asiatique à pattes jaunes en Bourgogne Franche-Comté : une aide financière existe pour détruire des nids

Dans le cadre du Plan régional de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, Fredon Bourgogne-Franche-Comté, en copilotage avec la section apicole de GDS BFC, annonce, vendredi 24 juillet 2026, la mise en place d’une aide financière de l’État pour accompagner les particuliers dans la destruction des nids en 2026.

Noyades en 2026 : la Bourgogne Franche-Comté parmi les régions les plus touchées en France

Selon Santé publique France, les noyades ont fortement augmenté dans les régions sans façade maritime entre le 1er mai et le 15 juillet 2026. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des territoires particulièrement concernés, notamment lors des périodes de vigilance canicule.

Canicule en France : 5 764 décès en excès du 17 juin au 2 juillet, une surmortalité historique

Santé publique France a publié les premières estimations de l’impact de la canicule exceptionnelle survenue entre le 17 juin et le 2 juillet 2026. Selon l’agence sanitaire, 5 764 décès toutes causes en excès, soit une hausse de 36 %, ont été enregistrés dans les départements concernés par cet épisode de chaleur, qui a touché 92 départements, représentant 98,5 % de la population hexagonale.

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Épisodes caniculaires : l’ANOPS félicite l’ensemble des professionnels de santé mobilisés

Suite aux différents épisodes de canicule qui ont frappé la France, l’association comtoise de régulation libérale souhaite relayer ce 20 juillet 2026 le communiqué de l’association nationale pour l'organisation de la permanence des soins ambulatoires en médecine générale et des services d'accès aux soins (ANOPS) qui félicite les professionnels qui ont été fortement mobilisés.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Une étude européenne sur la maltraitance infantile recherche des témoignages en Bourgogne-Franche-Comté

L’Observatoire Régional de la Santé de Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) participe à une étude d’ampleur européenne concernant la maltraitance des enfants et recherche pour cela des témoignages de personnes adultes victimes de maltraitance durant leur enfance.

Points d’eau, musées, CCAS… La Ville de Besançon renforce ses dispositifs face à la canicule

Face à un épisode de fortes chaleurs qui devrait encore s'intensifier dans les prochains jours, avec des températures pouvant atteindre 38 °C, la Ville de Besançon maintient une vigilance renforcée et adapte progressivement ses dispositifs afin de protéger la population, notamment les personnes les plus vulnérables, assure-t-elle dans un communiqué du 9 juillet 2026.

Un radiologue du CHU de Besançon teste une intervention médicale en apesanteur

Radiologue au CHU Besançon Franche-Comté, le Dr Romain Capocci a participé à une expérience scientifique inédite : réaliser une néphrostomie en apesanteur, à bord d’un vol parabolique. Menée dans le cadre du projet IRIS — Interventional Radiology In Space — en mars 2026, cette expérimentation vise à évaluer la faisabilité de gestes de radiologie interventionnelle en situation de micropesanteur, en prévision des futures missions spatiales habitées.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.32
ciel dégagé
le 28/07 à 02h00
Vent
1.37 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
81 %

Sondage