Le Mouvement Franche-Comté, présenté comme une association fédéraliste de la société civile ayant pour objet la ”défense les intérêts de la Franche-Comté et de ses habitants”, considère qu'un tel scénario constituerait un risque majeur. Selon le communiqué, ”ce serait un total désastre pour la France et partant pour la Franche-Comté, en particulier sur le plan économique.”
L'indépendance ou un rattachement à la Suisse proposés
Face à cette situation, le MFC avance une solution institutionnelle. Le communiqué indique : ”Dès lors pour le M.F.C, la seule solution qui puisse permettre à la Franche-Comté de pouvoir s’en tirer, c’est de se tirer !” Le mouvement précise que cette perspective passerait ”via l’indépendance ou le rattachement à la Suisse.”
Pour appuyer sa position, le Mouvement Franche-Comté souligne que la Franche-Comté serait, selon lui, avec la Savoie, la seule région française susceptible de devenir un canton suisse. Le communiqué évoque l'exemple de Genève, présentée comme ayant été ”anciennement département français”, et rappelle qu'un ancien sondage du Link Institut de Lausanne aurait montré une majorité de Suisses favorables à cette hypothèse, ”avec même un taux de 60% pour la seule Suisse romande.” Le texte ajoute que ”Certains avaient même alors dressé la nouvelle carte de la Suisse...”
Les bénéfices avancés par le MFC
Le président du MFC estime que cette évolution serait favorable à la Franche-Comté et à ses habitants. Le communiqué conclut : ”En tout cas, il est incontestable, sauf déni de réalité, que la Franche-Comté aurait tout à gagner à devenir canton suisse notamment en termes d’autonomie politique, respect de son identité et de moyens financiers. Et également les Francs-Comtois, notamment en termes de salaires, d’emploi, de sécurité et de fiscalité.”


