Leroy à Besançon: le renouveau de l'horlogerie de luxe en Franche-Comté

Publié le 04/01/2011 - 11:59
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:37

Capitale de l'horlogerie française dont l'activité s'est effondrée dans les années soixante-dix, Besançon veut croire au renouveau de son horlogerie de luxe, dans le sillage du retour de la prestigieuse marque de montres Leroy.

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©dr
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«Nous pensons qu’il y a la place pour une renaissance de l’horlogerie haut de gamme à Besançon. Dans ce sens, le retour de Leroy est un moment historique, un nouveau départ», s’enthousiasme le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret.

Née à Paris en 1785, la maison Le Roy & Fils puis L. Leroy & Cie fabrique depuis plus de deux siècles des montres remarquables tant par leur technicité que par le prestige de leurs commanditaires. La Leroy 01, présentée au public en 1900, fut longtemps la pièce horlogère la plus compliquée du monde avant d´être détrônée par le «Calibre 89» de la maison genevoise Patek Philippe.

Installée à Besançon de 1885 à 1954, la société y a rouvert en novembre des ateliers pour y assembler ses montres, avec la collaboration d’une douzaine de salariés venus de la maison Bruno Laville. Cinq nouvelles embauches sont prévues, et 200 à 250 pièces, d’un coût compris entre 25 et 100 000 €, devraient être fabriquées en 2011.

«Si je faisais du champagne, je serais à Reims. Je fais des montres, donc je viens à Besançon», explique le PDG du groupe horloger Festina-Lotus Miguel Rodriguez, qui a racheté Leroy en 2004.

La Franche-Comté réalise 67 % du chiffre d’affaires de l’horlogerie française, qui s´est élevé en 2009 à 157 M€, selon la Chambre française de l´horlogerie de Franche-Comté.

Avec 89 établissements horlogers employant 2120 salariés, soit 70 % de l´effectif français du secteur, elle dispose d´une main-d’œuvre qualifiée et d´une formation renommée, dispensée au lycée Edgar-Faure de Morteau.

Atout supplémentaire : la région peut à nouveau offrir, à travers le Service de certification chronométrique de l´Observatoire national de Besançon, les services du seul organisme français habilité à juger de la stabilité d’une montre dans la mesure du temps.

L’Observatoire, qui dépend de l’Université de Franche-Comté et du CNRS, avait suspendu ses activités de certification en 1970. Face aux demandes répétées des horlogers suisses, qui cherchent à se démarquer du COSC (Contrôle officiel suisse des chronomètres), il a récemment décidé de les reprendre, explique François Meyer, directeur du service chronométrique.

Dès janvier, les montres Leroy passeront des tests, dans cinq positions et sous trois températures, pour tenter d’obtenir le précieux poinçon à tête de vipère que l´Observatoire n’a plus apposé depuis quarante ans.

François Meyer espère que d’autres marques les imiteront. «Leroy pourrait être la figure de proue qui permette de recréer un pôle de trois ou quatre maisons d´horlogerie qui se targuent d´être à Besançon», dit-il.

Le mouvement ne ferait qu’amplifier une orientation prise depuis plusieurs années. « Il y a une tendance à l´implantation d’entreprises d’horlogerie à Besançon sur dix ans. L´outil suisse est saturé. La capacité de main-d’œuvre est utilisée à 100 %», observe un interlocuteur du service économique de la mairie.

Festina avait décidé il y a une dizaine d’années d’implanter ses sièges France et Europe à Besançon, créant 120 emplois. Les centres de services après vente pour la France et l´Europe de Breitling -une quarantaine d´embauches en cinq ans-, de Swatch et d´Audemars Piguet, ainsi que la marque japonaise Seiko sont aussi implantés dans la capitale comtoise.

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