Les "Alsthommes" soulagés... pour les quatre prochaines années

Publié le 04/10/2016 - 18:15
Mis à jour le 05/10/2016 - 14:23

Les salariés d’Alstom Belfort se disaient mardi « soulagés » après l’annonce du gouvernement d’une cascade de commandes et d’investissements pour le site belfortain, tout en restant méfiants quant à l’avenir à long terme de leur usine.

 ©
©

"L'avenir est assuré sur le site de Belfort pour les quatre années à venir", a déclaré Olivier Kohler, délégué CFDT, devant près de 300 salariés rassemblés mardi à 15H00 dans la cour de l'usine pour écouter les explications de leurs délégués syndicaux. "Mais pour le long terme, il n'y a rien de gagné, il faut qu'on reste vigilants et prudents pour que la direction tienne ses engagements", a-t-il souligné.

Dans la cour de l'usine, bras levés, les "Alsthommes" en veste de travail grise et rouge siglée Alstom ont entamé une "ola" victorieuse pour saluer l'abandon du projet de la direction du groupe de transférer l'activité du site de Belfort à Reichshoffen, en Alsace. "Nous sommes des lions !", a lancé un salarié souriant, en clin d'oeil à l'emblème de la ville, le Lion de Belfort, monumentale sculpture de Bartholdi.

Le gouvernement a annoncé mardi matin à Belfort de nouvelles commandes de TGV et de locomotives diesel pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, où Alstom s'est pour sa part engagé à investir 40 millions d'euros en trois étapes d'ici à 2020.

"Hier on était tous virés, aujourd'hui on reste à Belfort, on a gagné, mais j'espère que ça va durer"

Quelques 300 des 480 salariés du site qui a vu naître le TGV dans les années 70 se sont réunis dans la matinée devant l'usine, avant de rejoindre la préfecture où se tenait une "réunion de travail" entre le secrétaire d'État à l'Industrie, le PDG du groupe, les élus locaux et les représentants syndicaux.

Éprouvés pendant un mois par la menace de quasi-fermeture de leur usine, les salariés de Belfort ont franchi mardi les portes de l'usine les traits tirés, mais plus apaisés que durant les semaines écoulées. "Hier on était tous virés, aujourd'hui on reste à Belfort, on a gagné, mais
j'espère que ça va durer", s'est réjoui Hervé Demoulin, 48 ans, dont 32 ans chez Alstom.

Son collègue Patrick Fendeleur, 49 ans, a renchéri : "on est très contents, on a conservé notre savoir-faire et on espère que le TGV restera en France et à Alstom". "Je suis soulagé pour quatre ans, mais j'ai une petite appréhension pour la suite", a toutefois confié ce technicien qualité :  "Le PDG n'a pas pu faire ce qu'il voulait (fermer le site), ça risque d'être repoussé à plus tard".

(Source : AFP)

alstom belfort

Le syndicat FO Alstom s’inquiète de l’avenir du site dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron

Le syndicat central FO Alstom exprime ses inquiétudes sur l’avenir d’Alstom depuis son mariage ferroviaire avec Siemens dans une lettre ouverte au président de la République. Depuis le 27 septembre 2017,  Siemens est entré au capital d’Alstom à hauteur de 50 % dans le cadre d’un rapprochement « entre égaux ». L’État français n’est pas actionnaire du groupe. 

Le plan de sauvetage d’Alstom Transport confirmé par Bruno Le Maire

Suite à une rencontre avec les élus locaux et le préfet du Territoire de Belfort ce vendredi 4 août à Bercy, le ministre de l’Économie a déclaré qu’au-delà du plan de sauvetage, il était nécessaire de réfléchir à des mesures à plus long terme pour définir une véritable stratégie industrielle pour le groupe Alstom.

La SNCF confirme la commande de 15 TGV à Alstom

Le conseil d’administration de SNCF Mobilités a approuvé ce jeudi 23 février 2017  la commande au constructeur Alstom de 15 rames TGV, annoncée en octobre par le gouvernement pour sauver le site de Belfort, a indiqué la SNCF

Alstom : des élus demandent à François Hollande “d’user de toute son influence pour déclencher les commandes”

Dans une lettre ouverte datant de ce mardi 21 février 2017 au président de la République François Hollande, quatre élus du Territoire de Belfort lui demandent de « rassurer » les salariés d’Alstom en usant « de toute son influence pour déclencher » les commandes citées dans le plan de sauvetage de l’État. Une lettre qui prépare la visite du président à l’usine de Belfort ce mercredi 22 février.

Economie

Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 : pourquoi les légumes coûtent toujours plus cher aux Français ?

Selon l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026 de Familles Rurales dont les derniers résultats ont été publiés jeudi 23 juillet 2026, l’accessibilité économique des produits recommandés pour la santé continue de se dégrader. Si les prix des fruits se stabilisent, ceux des légumes repartent fortement à la hausse. L’association appelle les parlementaires à agir pour faciliter l’accès à une alimentation saine.

Instagram : Louise Larue propose des ateliers pratiques à Besançon pour mieux communiquer autour de son entreprise

Louise Larue propose des stages destinés aux personnes souhaitant mettre en avant leur entreprise sur Instagram en septembre 2026. Elle s'adresse particulièrement aux entrepreneurs bisontins et de la région à travers des ateliers pratiques afin qu'ils maîtrisent mieux cet outil de communication devenu incontournable.

France Active Bourgogne et Franche-Comté fusionnent

Les associations France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté donnent naissance à France Active Bourgogne-Franche-Comté, selon un communiqué du 1er juillet 2026. Cette nouvelle structure régionale entend renforcer son accompagnement des entrepreneurs engagés, des acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS) et des territoires en transition.

Canicule à Besançon ou comment les habitudes de consommation changent en ville

C’est à nouveau respirable depuis vendredi 17 juillet à Besançon après une semaine suffocante. Les Bisontines et les Bisontins ont-ils changé leurs habitudes pendant ces deux derniers épisodes caniculaires de 2026 ? Comment les commerçant(e)s s'adaptent-ils ? Nous avons rencontré six professionnels de l'alimentation à Besançon pour en parler.

“Et si on ouvrait un bar ?” À Besançon le pari de l’Apéro Club est devenu réalité

Ouvert depuis le 5 juin 2026 au 45 de la rue Bersot à Besançon, Apéro Club est le nouveau bar lancé par Barney Mougnard et son associé Jordan Guenot. Avec une offre axée sur des prix accessibles, des produits français et locaux, des planches apéritives et une ambiance conviviale, le lieu espère devenir l’endroit privilégié des Bisontins à l’heure de l’apéro.

Au Ballon d’Alsace, une guinguette estivale s’installe au Saut de la Truite

Une nouvelle animation estivale voit le jour au Ballon d'Alsace ce vendredi 17 juillet. Le Département du Territoire de Belfort lance la première édition de la Guinguette du Saut de la Truite, un espace de restauration et d'animations installé au pied de la cascade, sur l'un des sites emblématiques du massif.

Cancoillotte IGP : comment TikTok a fait bondir les ventes en un mois ?

En quelques semaines, la Cancoillotte IGP, spécialité emblématique de Franche-Comté, est devenue un phénomène de consommation à l'échelle nationale. Porté notamment par TikTok, ce fromage traditionnel a connu une forte hausse de sa notoriété, entraînant une progression significative des ventes en grande distribution et des tensions sur les stocks des producteurs, soit +31,4 %.

À Besançon, Eram permet de revendre sacs et chaussures de seconde main en magasin

Après une première phase de test menée dans sa boutique pilote de Lorient, Claquettes Market poursuit le développement de son offre en intégrant la maroquinerie de seconde main à Besançon. La marketplace multicanale, spécialisée dans les chaussures de seconde main et reconditionnées, propose désormais ce nouveau service au sein de son corner installé dans la boutique Eram de la Grande Rue.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.56
peu nuageux
le 25/07 à 02h00
Vent
1.73 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
52 %

Sondage