Les femmes, premières victimes de la pauvreté en France

Publié le 16/11/2023 - 18:04
Mis à jour le 16/11/2023 - 17:42

Présenté jeudi 16 novembre 2023 en conférence de presse par Antoine Aumonier, délégué du Secours catholique de Franche-Comté, le dernier rapport du Secours Catholique "État de la pauvreté 2023" met en évidence le fait que la pauvreté s’aggrave en France et qu’elle touche en premier les femmes. 

"Sans surprise, dans un contexte de forte inflation sur l’alimentation (+ 6,8 % en 2022) et l’énergie (+ 23,1 %), nos statistiques montrent une nette aggravation de la pauvreté en 2022, et tout porte à croire que cette dégradation se poursuit en 2023, comme en atteste la forte hausse du nombre de personnes faisant appel à l’aide alimentaire des associations" confirme le Secours Catholique. 

Le rapport montre que le niveau de vie médian a baisé de 7,6% en un an. "Il s’établit à 538 euros par mois en 2022 (contre 579 euros en 2021 en euros constants 2022), soit 18 euros par jour pour subvenir à tous ses besoins dont le logement... une mission impossible" résume l'association avant de s’insurger "c’est moins de la moitié du seuil de pauvreté (que nous estimons à 1 211 euros en 2022) !". 

Selon l’association, 95 % des personnes rencontrées vivent sous le seuil de pauvreté (à 60 % du revenu médian). Les trois quarts (74 %) vivent même en situation d’extrême pauvreté (sous le seuil de 40 % du revenu médian), contre 65 % en 2017. 

Les femmes en première ligne de la pauvreté

Les femmes sont les premières touchées par la pauvreté, surtout les femmes avec enfants et ce tout au long de leur vie. Une situation qui s’explique par l’effet du temps partiel, du non accès à l’emploi et celui des carrières moins souvent complètes qui pénalisent particulièrement les femmes. Et si le fait d’avoir des enfants limite le risque de vivre sans aucune ressource, "il augmente celui d’être en situation d’extrême pauvreté" précise le Secours catholique.

Le rapport fait état de quatre profils différents :

  • Les jeunes femmes éloignées de l’emploi (7 % du total) : Elles ont moins de 40 ans et sont plus souvent en couple (44 %) et avec des enfants à charge (77 %).
  • Les femmes étrangères exclues du marché du travail (29 %) : Le rapport précise qu’elles sont majoritairement sans droit au travail (74 %). Elles vivent souvent dans des grandes agglomérations (9 sur 10 dans des pôles de plus de 50 000 habitants), sont relativement jeunes (61 % ont moins de 40 ans) et souvent en couple (47 %).
  • Les femmes "actives" (38 %) : Il s'agit des femmes dites "d’âge actif" (88 % ont entre 25 et 65 ans) dont près de la moitié sont des mères seules (47 %) et un quart ont connu une séparation récente ou un abandon.
  • Les femmes plus âgées isolées (11 %) : Ce sont en grande majorité des femmes de 55 ans et plus, de nationalité française (89 %) et vivant seules. Elles résident le plus souvent dans des communes rurales.

Les jeunes sont également impactés. Le Secours catholique confirme une hausse du nombre de jeunes en situation de grande fragilité (85% des 15 –25 ans vivent dans un ménage sous le seuil d’extrême pauvreté).

Et dans le Doubs ? 

Le rapport fait état de 3.900 ménages rencontrés dans le Doubs soit environ 10.000 personnes. 

La branche franc-comtoise du Secours catholique compte 290 bénévoles, onze lieux d’accueil et deux groupes d’action collective. En Franche-Comté, les premières demandes auprès du Secours catholique concerne l’écoute à 51% s’en suit les demandes de vêtements qui arrivent avant l’aide alimentaire ou l’énergie. Enfin 56% des bénéficiaires se trouvent sans aucune ressources. 

Social

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de " l’Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution, ces derniers ont préféré répondre à l’appel de la mobilisation déclarée du PCF et se rendre aux Glacis à Besançon.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.55C°
légère pluie
le 25/10 à 10h00
Vent
9.19 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
90 %

Sondage