L'Inrap recrute 75 archéologues en CDI en 2021

Publié le 14/04/2021 - 08:11
Mis à jour le 14/04/2021 - 08:11

Pour préparer le renouvellement des compétences et assurer la transmission des savoirs, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) vient de lancer, fin mars 2021, un plan de recrutement de 75 archéologues en CDI.

 © JamesDeMers/Pixabay
© JamesDeMers/Pixabay

Ce plan a vocation à aboutir d’ici l’été. Il s’ajoute au premier plan de recrutement engagé en 2020 malgré les aléas de la crise sanitaire et qui avait permis le recrutement effectif de 16 nouvelles et nouveaux archéologues en CDI à l’automne dernier.

"Dans le contexte, ce plan de recrutement de près d’une centaine d’agents de très haut niveau en 2 ans est, évidemment, un effort important", selon l'Inrap, "il est trois fois supérieur au nombre de départs à la retraite attendus sur 2020-2021."

Un plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à moyen et long terme

À partir de 2024 et jusqu’à 2032, plusieurs centaines d’archéologues de l’Inrap vont partir à la retraite. Pour s’y préparer et anticiper au mieux cette situation, l’établissement public élabore un plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences qui sera finalisé dès 2022 et permettra à l’Institut de faire face au "choc démographique et scientifique" induit par la pyramide des âges des agents de l’Inrap avec un objectif de 800 recrutements en CDI sur la période.

"Un modèle social ambitieux et assumé"

Au-delà de cette démarche, l’Inrap assume et continue à mettre en œuvre "un modèle social ambitieux et assumé". Malgré la très grande variabilité de son activité dans le temps et dans l’espace (plus de 40% de son activité s’inscrit dans le cadre d’une activité ouverte à la concurrence), l’établissement a fait le choix de sécuriser un niveau élevé de 90% d’agents en contrats à durée déterminée. Les agents recrutés en CDD le sont, eux, pour des besoins ponctuels répondant à des surcroîts temporaires d’activité.

Quelques chiffres de l'Inrap

  • Budget : 162 millions d’euros
  • Recherche : 22.000 journées de travail consacrées à la recherche
  • Publics en 2020 : 2 130 000 visiteurs ont bénéficié d’actions de valorisation partout en France avec plus de 520 initiatives en régions malgré la crise sanitaire

Infos +

La publication de la plus ancienne carte en Europe (dalle de Saint-Bélec), les expertises à Notre Dame de Paris, l’étude du site de l’Ilet à Guillaume à La Réunion (retenu par l’édition 2021 du Loto Patrimoine), la mise au jour des sépultures préhistoriques de Casseneuil, l’analyse des centres anciens de Montauban ou Limoges... et les centaines d’autres sites fouillés ces derniers mois par l’Inrap "éclairent la richesse du patrimoine national et sa nécessaire préservation", selon l'Institut, "aujourd’hui, l’intérêt pour le patrimoine archéologique reste toujours aussi populaire".

Selon un sondage Inrap et Harris-Interactive (cf. inrap.fr) : 83 % des personnes interrogées déclarent que "développer et soutenir l’archéologie est important pour leur pays" et 92 % des Européens sont favorables au principe de l’archéologie préventive.

En France, malgré d’autres urgences qui ont surgi durant la pandémie de la Covid- 19, l’Etat a soutenu "de façon inégalée" l’action des archéologues. Les missions principales de l’Inrap (la préservation du patrimoine par l’étude et le partage des connaissances) "s’en trouvent renforcées et nécessitent donc de conforter nos équipes."

A propos de l’Inrap

L’Institut national de recherches archéologiques préventives est un établissement public placé sous la tutelle des ministères de la Culture et de la Recherche. Il assure la détection et l’étude du patrimoine archéologique en amont des travaux d’aménagement du territoire. Il réalise chaque année plus de 2 000 opérations archéologiques (diagnostics et fouilles) pour le compte des aménageurs privés et publics, en France métropolitaine et outre-mer.

Ses missions s’étendent à l’analyse et à l’interprétation scientifiques des données de fouille ainsi qu’à la diffusion de la connaissance archéologique. Ses 2 200 agents, répartis dans 8 directions régionales et interrégionales, 42 centres de recherche et un siège à Paris, en font le plus grand opérateur de recherche archéologique européen.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Nouvelle gouvernance et nouvelles ambitions pour la Vallée de l’énergie

Lundi 22 novembre 2021, le conseil d’administration de la Vallée de l’Energie a renouvelé ses instances de gouvernance. EDF prend la présidence de l’association qui a été confiée à Alain Daubas, d’EDF Bourgogne-Franche-Comté. Il succède à  Jean-Luc Habermacher, de General Electric. Le CA a ensuite élu au poste de vice-président Damien Delmont, dirigeant de la société 3DLM, ainsi que douze membres au bureau exécutif.

Noël à Besançon : des décorations lumineuses particulièrement écolo

Une entreprise qui a développé une matière 100 % biosourcée, fabriquée en circuit court en France, Greenfib, s'est associée à Leblanc Illuminations, concepteur d'éclairage et de décorations lumineuses, pour développer des décorations de Noël éco-responsables dans les villes de Besançon et Bordeaux, a-t-on appris ce mercredi 24 novembre.
Offre d'emploi
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 
le 01/01 à 0h00
Vent
m/s
Pression
hPa
Humidité
%

Sondage