Lutte contre le bas débit : une lettre ouverte aux candidats

Publié le 20/02/2010 - 17:14
Mis à jour le 20/02/2010 - 17:14

Le collectif de lutte contre le bas débit a décidé d’interpeller les dix têtes de liste des régionales sur leur politique d’accès à l’internet à haut débit pour couvrir les zones blanches de la région.

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Le communiqué du collectif :
 
«A l'approche des scrutins de mars et afin d'aider nos adhérents et nos proches à faire leur choix, nous aimerions connaître votre position concernant les zones Internet dites « blanches » et « grises » en Franche-Comté.
 
Durant le précédent mandat, l'accès à Internet haut débit (2 Mbps minimum) a été géré par les départements et très peu par le Conseil Régional qui a préféré privilégier les usages comme la visio-conférence.
 
Que comptez-vous mettre en place pour couvrir l'ensemble des villes et villages de la région en très haut débit (18 Mbps ou plus) ? Quel plan d'action en terme d'infrastructure ? Comment allez-vous travailler avec les Conseils Généraux, les syndicats d'électrification, les opérateurs... ? Que va représenter la mise en place d'infrastructures dans le prochain budget de la région ?
 
Il reste de nombreuses zones où l’ADSL n'est pas accessible ou bien à des débits si faibles qu'il vaut mieux ne pas en parler. Dans certains départements, comme c'est le cas dans le Jura, les zones blanches sont "arrosées" par du Wi-Max, qui certes fonctionne, mais à 2Mbps maxi, avec un abonnement 50% plus coûteux que l'ADSL commun à 30€ mensuel et avec uniquement Internet, la téléphonie étant une option.
 
La technologie Wimax, que les techniciens s’accordent à définir comme étant une véritable « rustine », est victime de son succès puisque les pylônes qui diffusent l’internet sont très vite arrivés à saturation à cause du trop grand nombre de connexions. Les Jurassiens ne sont donc plus des paysans qui passent leur vie aux champs, ils ont besoin autant que les autres Français du haut débit à une puissance suffisante qui leur permettrait enfin de bénéficier de tous les usages que l’on peut tirer du web, à un tarif «national» de 30€ par mois. Les Francs-Comtois ne sont pas non plus des vaches à lait.
 
Le développement économique et social de nos villages est l’un des enjeux majeurs de ce siècle, afin que notre belle région ne soit pas à la traine : ce challenge ne sera pas tenu si le très haut débit n’est pas disponible partout. Qu'il s'agisse d'éducation, de formation continue, de travail à distance, d'accès aux services publics, à la culture, la e-santé et le maintien des personnes âgées à domicile... tous ces services nécessitent un accès Internet à très haut débit.
 
L'infrastructure, notamment la fibre optique au cœur des villages, dans les sous-répartiteurs, semble une solution idéale, selon le dernier rapport Tactis "Déploiement des réseaux très haut débit sur l'ensemble du territoire national – rapport d'étude". L’ensemble de la population attend avec impatience des propositions chiffrées et datées, et non des promesses qui n’ont, jusqu’alors, jamais été tenues. Internet est devenu si indispensable pour les particuliers et les professionnels que certains de nos voisins envisagent le déménagement afin d’avoir accès à ce service. Seule la fibre optique aux sous-répartiteurs pourra résoudre ce problème.
 
Comment envisagez-vous de desservir rapidement, via la Région ou les Conseils Généraux, nos villages qui sans Internet très haut débit vont très rapidement devenir des mouroirs et des zones désertées par les jeunes et les actifs ?
 
Quelles actions allez-vous mener... ?
 
Dans l’attente de vos réponses précises sur ce sujet, que nous relayerons sur nos sites et blogs afin d'informer comme il se doit nos adhérents, voisins et amis et proches ».
 
 
 
 
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