Macron débloque 10 millions d'euros pour les policiers travaillant la nuit

Publié le 28/07/2020 - 09:10
Mis à jour le 28/07/2020 - 09:10

Au cours d’une visite surprise dans un commissariat parisien dans la soirée du lundi 27 juillet 2020, Emmanuel Macron a annoncé le versement d’une « indemnité spécifique » pour les policiers travaillant de nuit, pour un montant total de 10 millions d’euros. Il s’agit d’une des revendications exprimées par les syndicats de police lors de leur rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, le 20 juillet.

Archives  - Emmanuel Macron ©  D.Poirier
Archives - Emmanuel Macron © D.Poirier

Cette annonce a été faite par le président de la République lors d'un déplacement surprise de près de deux heures dans les 17e et 18e arrondissements, où il a rencontré des unités de la brigade anticriminalité de nuit (BAC) et de Police secours. Il était en compagnie de Gérald Darmanin, de la ministre déléguée Marlène Schiappa et du préfet de police Didier Lallement, a précisé l'Élysée. Le chef de l'État est monté dans une voiture de la BAC nuit Paris Nord, basée dans le 17e arrondissement, puis s'est rendu dans le commissariat du 18e arrondissement, où il a rencontré des agents de Police secours.

Emmanuel Macron voulait par cette visite remercier et soutenir les agents pour leur engagement sur le terrain mais aussi leur rappeler leur « devoir d'exigence », a précisé l'Élysée. Il voulait aussi mettre l'accent sur la police du quotidien. L'indemnité qu'il a annoncée "vise notamment à accompagner une pénibilité plus forte liée au travail de nuit et le passage à des cycles de travail augmentant la présence des policiers sur le terrain", a précisé le ministère de l'Intérieur. "Le coût de cette indemnité, de 10 millions d'euros, sera prévu dans le projet de loi de finances pour 2021", ajoute le ministère.

Le gouvernement mobilisé contre l'insécurité

Lors de leur rencontre avec Gérald Darmanin, les syndicats avaient mis l'accent sur le manque de moyens, estimant que l'enveloppe de 75 millions d'euros de crédits supplémentaires pour renouveler et verdir la flotte de véhicules de la police et de la gendarmerie obtenue dans le projet de budget 2020 n'était pas suffisante. Le geste d'Emmanuel Macron pour la police prolonge les déclarations de son gouvernement contre l'insécurité, après plusieurs faits divers violents, dont l'agression violente d'un chauffeur de bus, des tirs contre un pompier et des affrontements entre Tchétchènes et habitants des quartiers à Dijon.

Son Premier ministre Jean Castex a annoncé samedi plusieurs initiatives contre l'insécurité et l'expérimentation prochaine à Nice de l'extension des compétences de la police municipale. "Nous assistons à une crise de l'autorité. Il faut stopper l'ensauvagement d'une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l'autorité de l'État, et ne rien laisser passer", a aussi insisté Gérald Darmanin dans une interview au Figaro en fin de semaine dernière, des propos controversés. Dès sa déclaration de politique générale, Jean Castex avait promis "une réponse ferme et sans complaisance" à des "faits inacceptables qui exaspèrent les Français" et réservé l'une de ses premières visites de terrain à un commissariat de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Emmanuel Macron avait aussi déclaré qu'il serait "intraitable" sur les "incivilités" à l'égard notamment des forces de l'ordre et des pompiers.

(AFP)

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