Assassinat d'Abdelkader Mesref : interpellé à Marseille, un homme mis en examen à Besançon

Publié le 28/03/2023 - 19:14
Mis à jour le 16/04/2023 - 22:30

Vendredi 24 mars, un homme de 30 ans a été interpellé à Marseille par les services de la police nationale. L'individu a été mis en examen mardi 28 mars pour l'assassinat du meurtre d'Abdelkader Mesref, dont le corps a été retrouvé le 25 février à Besançon.

Pour rappel, Abdelkader Mesref avait été abattu dans la voiture d'une tiers-personne à l'âge de 52 ans. La victime avait été touchée à l'épaule et au niveau du dos, provoquant une hémorragie mortelle. Le conducteur du véhicule, qui avait à son bord Abdelkader Mesref, dit "avoir eu comme passager arrière gauche un deuxième individu". Durant le trajet où il emmenait les deux hommes à la gare de Besançon, il explique "avoir entendu une première détonation", avoir stoppé le véhicule, s'être enfui puis entendre "un deuxième coup de feu". Le conducteur a ensuite demandé de l'aide à une riveraine, alertant la police nationale à 20h59. Le corps sans vie d'AbdelKader Mesref était retrouvé quelques heures plus tard dans le véhicule.

Des faux papiers et une somme de 18.000 euros

Si le conducteur a formellement désigné l'individu surnommé "TIX" comme étant l'auteur des faits, l'homme n'avait été encore pour l'heure, jamais retrouvé. Saisi par le parquet, le magistrat instructeur de Besançon avait émis un mandat d'arrêt sur le territoire national, l'individu était activement recherché par les services de la direction territoriale de la police judiciaire. Les éléments téléphoniques et l'identification de son téléphone ont permis de le localiser à Marseille. Au moment de l'interpellation, l'homme disposait d'une carte d'identité falsifiée et une somme de 17.989 euros, ainsi que des valises et un véhicule immatriculé dans le Jura. Transféré à Besançon puis entendu par le juge d'instruction, le mis en cause a refusé l'analyse de ces empreintes digitales et a contesté tous les faits prétendant que le conducteur qui l'incriminait "mentait".

Trois identités différentes

L'homme avait déjà été condamné à une dizaine de reprises sous deux identités différentes, dont une qui avait été usurpée."C'est le nom d'un homme qui existe à Besançon, il est né en 1986. L'autre nom donné par l'individu est celle d'un homme né en Algérie, en 1990" a précisé le procureur de la République. L'individu a déclaré que "son nom (celui d'Algérie) était le sien et que sa famille était des gens du voyage qui n'avaient pas déclaré sa naissance, ce qui expliquait l'absence de déclaration nationale". Pour l'heure, l'identité de l'individu reste encore inconnue. Au moment de son arrestation, le mis en cause disposait d'une autre carte d'identité falsifiée dont les noms avaient été une deuxième fois usurpés.

Et pour le corps de Thise ?

Selon le procureur de la République, "cet homme serait soupçonné d'autres faits". La direction territoriale et la section de recherche sont en charge de cette deuxième enquête. Des éléments recueillis permettraient de penser, à cette heure, "que l'individu pourrait être l'auteur des faits à Thise". L'homme n'a pas encore été entendu.

Le juge d'instruction devrait déterminer si le mis en cause sera placé en détention provisoire pour l'assassinat d'Abdelkadel Mesref. Au-delà de cette enquête, le parquet disposait d'extraits pour écrou qui ont été mises à exécution. L'individu devrait donc automatiquement être incarcéré.

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