Mobilisation contre la suppression de 110 emplois à Aperam Gueugnon

Publié le 22/04/2021 - 14:20
Mis à jour le 22/04/2021 - 14:23

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies, jeudi 22 avril 2021 à Gueugnon (Saône-et-Loire), contre la suppression de 110 emplois chez l’aciériste Aperam qui, craignent les syndicats, pourrait augurer de la fermeture du site.

Parfois revêtus de leur tenue de métallos et coiffés de leur casque blanc, quelque 700 manifestants, selon les organisateurs (300 selon les gendarmes) ont défilé dans les rues de Gueugnon jusqu'à la mairie où une rencontre était organisée.

Le maire de Gueugnon, Dominique Lotte, après avoir reçu les syndicats, a déclaré à l'AFP "ne pas penser à une fermeture du site". "Le directeur m'a donné un calendrier de concrétisation des investissements à partir de ce printemps. J'ai plutôt une grande attention qu'une inquiétude", a-t-il ajouté. Spécialisé dans l'inox, Aperam est détenu par la famille Mittal, qui contrôle par ailleurs le géant de l'acier ArcelorMittal.

Son usine de Gueugnon s'apprête à délocaliser en 2022 un tiers de sa production (environ 80.000 tonnes) vers le site belge de Genk, ce qui entraînera la suppression de 110 emplois sur un total de 742 salariés, affirment les syndicats. La direction a promis en contrepartie l'arrivée de tonnes de substitution, en particulier du site de Pont de Roide (Doubs) où 70 autres emplois doivent être supprimés (sur 214 salariés).

"Cette mobilisation est une réussite totale. On se sent soutenu", a déclaré à l'AFP Fabien Segaud, secrétaire CGT du Comité social et économique central. Spécialisé dans l'inox, Aperam est détenu par la famille Mittal, qui contrôle par ailleurs le géant de l'acier ArcelorMittal.

Son usine de Gueugnon s'apprête à délocaliser en 2022 un tiers de sa production (environ 80.000 tonnes) vers le site belge de Genk, ce qui entraînera la suppression de 110 emplois sur un total de 742 salariés, affirment les syndicats. La direction a promis en contrepartie l'arrivée de tonnes de substitution, en particulier du site de Pont de Roide (Doubs) où 70 autres emplois doivent être supprimés (sur 214 salariés).

Pour accompagner la restructuration, Aperam a validé des investissements de 33 millions d'euros: 30 à Gueugnon, et 3 à Pont de Roide. Mais la direction ne prend "aucun engagement" sur la réalisation de ces investissements, soulignent les syndicats CFDT et CGT dans une lettre adressée ce jeudi aux élus et au préfet.

Les transferts de production sont de plus "hypothétiques", certains étant "soumis à une croissance de marché". "Nul ne peut garantir que le site de Gueugnon sera en capacité de réaliser ces nouvelles productions", soulignent les syndicats dans la lettre. On craint une fermeture du site", en conclut Fabien Segaud. "On demande les engagements écrits fermes", souligne-t-il auprès de l'AFP, rappelant que

Gueugnon, où vivent environ 7.000 habitants, dépend entièrement de cette seule usine."On pense que, progressivement, ils vont tout délocaliser en Belgique et se passer de Gueugnon, alors qu'on gagne de l'argent", renchérit Fernando Araujo, délégué central CFDT (2e syndicat). Sollicitée par l'AFP, la direction n'a fait aucun commentaire.

Dans un entretien récent à la presse locale, le directeur d'Aperam Gueugnon n'avait pas confirmé le chiffre de 110 suppressions d'emplois, promettant simplement qu'"aucun licenciement" ne serait prononcé et que 30 millions d'euros seraient bien investis. Les syndicats soulignent que le groupe, présidé par Lakshmi Mittal, est "très profitable", avec un bénéfice net de 175 millions d'euros en 2020, en hausse de 18,2% sur un an, pour un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros (-14,5%). Aperam emploie 2.464 salariés en France.

(Source AFP)

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