Mobilisation des pharmaciens : quel impact pour les gardes ?

Publié le 17/08/2025 - 08:21
Mis à jour le 14/08/2025 - 17:04

Depuis le 1er juillet 2025, les pharmacies de garde sont en grève, appelées par l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine à protester contre la remise en cause des remises commerciales sur les médicaments génériques. Des pharmaciens de Besançon nous ont partagé leur point de vue sur ce mouvement de contestation.

 © Salomé Fabre
© Salomé Fabre

Le décret annoncé cette semaine, réduisant de moitié les remises pour les officines, a ravivé la colère des pharmacies, qui pour beaucoup se sont mobilisés ce samedi 16 août 2025. Une pharmacienne de la boucle évoque les conséquences de cette réforme : "ça va entraîner des licenciements et des fermetures de pharmacies, obligatoirement".

Les craintes d’une rupture de stock sont également exprimées. Une autre pharmacienne explique : "avec le décret du gouvernement qui demande aux labos de diminuer les remises, les laboratoires vont diminuer leurs prix, et on aura des ruptures, parce que les laboratoires fourniront ceux qui achètent le plus cher, au plus offrant".

Des conditions de travail qui se dégradent

Les professionnels interrogés rapportent des difficultés croissantes dans l’exercice de leur métier, exacerbées par la réforme : "disons que quand on réceptionne une ordonnance, on n’est pas sûr de pouvoir l’honorer." Ils sont également confrontés à la détresse des patients : "on vit ça toute la journée".

Une pharmacienne manifeste son exaspération face à la réforme des remises : "moi ça fait quarante ans que je suis là, et bah j’ai hâte d’arrêter. Parce que travailler comme ça, avec les ruptures de médicaments, ça m’insupporte. Avec la réforme, ça va être encore pire, on est vraiment dans une ambiance anxiogène pour les patients".

Quel système en place pour les pharmacies de garde ?

Les pharmacies de garde sont souvent déterminées un an à l’avance, par des associations professionnelles représentatives, ou autres autorités compétentes. Celles-ci affichaient traditionnellement cette information sur leur porte, ou dans les journaux.

Aujourd’hui, les imprévus peuvent modifier la pharmacie de garde prévue, rendant toute prévision caduque.  Ainsi, tout a été numérisé pour rendre l’information plus fiable. De plus, la grève des officines de garde perturbe le planning établi. Une pharmacienne explique : "en cas de grève, on peut être réquisitionné, la police vient nous prévenir et on doit ouvrir obligatoirement".

Ainsi, même en période de grève, les patients peuvent compter sur l’ouverture des pharmacies. Pour connaître la pharmacie de garde dans le Doubs, plusieurs options sont disponibles :

  • Contacter le numéro de téléphone payant (0,35€/min) : 3237
  • Consulter le site résogardes pour obtenir l’information du jour même

Cependant, il est crucial de noter que ces informations peuvent changer, surtout avec les mobilisations prévues en septembre. Un pharmacien de Besançon souligne ce point : "avec les mobilisation, le planning des gardes va bouger. Il y aura d’autres actions en septembre, ça c’est sûr".

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