Dans un courrier daté du 24 décembre et transmis lundi 5 janvier 2026 à l'AFP, l'Umih pointe le fait que cette décision ouvre ”une boîte de Pandore, puisque désormais il suffira à une chaîne de magasins de sport de commercialiser des barres énergétiques et des bouteilles d'eau et à des magasins de prêt-à-porter, quelques snacks ou friandises pour être éligibles au dispositif des titres-restaurant”. ”Cette décision nous apparaît emblématique des dérives permises par la prolongation de l'extension des titres-restaurant à l'ensemble des produits alimentaires, extension dont les effets sont aujourd'hui particulièrement préjudiciables au secteur de la restauration”, écrit l'organisation, qui dénonce régulièrement la concurrence de la grande distribution sur les dépenses effectuées avec des titres-restaurant.
Ce moyen de paiement est utilisé aujourd'hui par plus de cinq millions de salariés pour régler des repas et des courses alimentaires chez quelque 244.000 commerçants. Le gouvernement souhaite pérenniser la possibilité d'utiliser les titres-restaurant pour payer ses courses alimentaires en supermarché, qui court jusqu'à fin 2026, via une réforme du secteur qui devrait être discutée cette année au Parlement. L'Umih prône l'instauration d'un double plafond de dépenses, plus élevé dans la restauration que dans la distribution.


