Pegasus, logiciel espion israélien, a surveillé journalistes et militants

Publié le 19/07/2021 - 09:58
Mis à jour le 19/07/2021 - 09:46

Des militants des droits humains, des journalistes et des opposants du monde entier ont été espionnés grâce à un logiciel Pegasus, mis au point la société israélienne NSO Group, selon une enquête publiée dimanche 18 juillet dans plusieurs médias. D’autres informations, concernant la surveillance de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, devraient être publiées dans les prochains jours.

Edwy Plenel, journaliste pour Mediapart. © Alexane Alfaro
Edwy Plenel, journaliste pour Mediapart. © Alexane Alfaro

Pegasus, s’il est introduit dans un smartphone, permet d’en récupérer les messages, les photos, les contacts, et même d’écouter les appels de son propriétaire. L’entreprise, fondée en 2011 et qui a régulièrement été accusée de faire le jeu de régimes autoritaires, a toujours assuré que son logiciel servait uniquement à obtenir des renseignements contre des réseaux criminels ou terroristes.

Mais les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50 000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d’une surveillance potentielle. Elle inclut les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains, ou encore 65 chefs d’entreprise… selon une analyse menée par 17 rédactions.

Des journalistes français espionnés

Sur cette liste, figure notamment le numéro d’un journaliste mexicain Cecilio Pineda Birto, abattu quelques semaines après son apparition sur ce document. Des correspondants étrangers de plusieurs grands médias, dont le Wall Street Journal, CNN, France 24, Mediapart, El País, ou l’AFP en font aussi partie. En France, deux journalistes de Mediapart dont Edwy Plenel, mais aussi l’actuelle contrôleuse générale des lieux de privations de liberté et ancienne journaliste du Canard enchaîné Dominique Simonnot ou le chroniqueur Eric Zemmour sont aussi listés. Selon France info, plus de 1 000 Français sont concernés.

Des proches de Jamal Khashoggi surveillés

D’autres noms de personnalités figurant sur la liste seront divulgués dans les prochains jours par le consortium de médias qui ont mené l’enquête, dont font notamment partie Le Monde, The Guardian et The Washington Post.

Leurs journalistes ont rencontré une partie des personnes visées et ont récupéré 67 téléphones, qui ont fait l’objet d’une expertise technique dans un laboratoire d’Amnesty International. Elle a confirmé une infection ou une tentative d’infection par le logiciel espion de NSO Group pour 37 appareils, selon les compte-rendus publiés dimanche.

Deux des téléphones appartiennent à des femmes proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite. Pour les 30 autres, les résultats ne sont pas probants, souvent car les propriétaires des numéros ont changé de téléphone.

“Il y a une forte corrélation temporelle entre le moment où les numéros sont apparus sur la liste et leur mise sous surveillance”, précise le Washington Post. Cette analyse, qui met à mal la communication de la société, s’ajoute à une étude, menée en 2020, par le Citizen Lab de l’Université de Toronto, qui avait confirmé la présence du logiciel Pegasus dans les téléphones de dizaines d’employés de la chaîne Al-Jazeera du Qatar.

(AFP)

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