Procès en diffamation contre le professeur Humbert : renvoi ce 26 septembre 2018

Publié le 26/07/2018 - 14:00
Mis à jour le 18/04/2019 - 11:41

L'avocat du Pr Humbert, maître Uzan, a prévenu le tribunal que ses explications pour la défense de son client prendront "un minimum de 3 heures". • Le procès en diffamation intenté par le CHRU de Besançon à l’encontre du professeur Humbert qui devait se dérouler le 11 juillet dernier à Besançon est renvoyé ce mercredi 26 septembre 2018.

© Hélène Loget ©
© Hélène Loget ©

Selon nos informations, l'avocat du professeur Humbert, maître Patrick Uzan, a prévenu le tribunal que lors de l'audience de renvoi ce 26 septembre, ses explications pour la défense de son client prendront "un minimum de 3 heures". Il a ajouté qu'il fera "la preuve de la bonne foi" de son client "dont la seule intention était d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur des actes confinant à la maltraitance dispensée en son temps au CHU de Besançon".

Pour rappel

Philippe Humbert avait été entendu une première fois le 20 mars 2017 par la chambre disciplinaire de l’Ordre régional des Médecins. Cette dernière  juge les plaintes des médecins inscrits au tableau des départements. Elle se compose de Magistrats du Tribunal Administratif. Le conseil départemental de l’ordre des médecins du Doubs avait déposé une première plainte suivie de celle de l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui avait indiqué la saisie de l’Ordre pour "infractions au code de déontologie médicale".

"Je n’ai tenu aucun propos diffamatoire"

"Je n’ai tenu aucun propos diffamatoire, tout ce que j’ai indiqué se trouve confirmé. En revanche, les propos de madame la directrice et de monsieur le président, eux, sont contredits par les éléments dont j’ai pu avoir connaissance du rapport", expliquait le professeur Humbert le 27 mars 2017 en insistant "sur le bienfondé" de ses "signalements et alertes".

"J’étais un chef de service qui dérange

"J’étais un chef de service qui dérange. J’ai été président de la commission médicale d’établissement du CHU, je dois dire que c’est grâce à mes efforts que le CHU a aujourd’hui un budget en équilibre. Nous avons fait créer 600 postes pendant cette période-là. Et donc cela engendre des inimitiés auprès d’administration", précisait le professeur en mars 2017 avant d’expliquer "qu’il y a eu un retard dans les alertes, dans le signalement, dans la prise en compte de celles-ci, puisqu’on était focalisé sur une médiation, puis une enquête IGAS (inspection générale des affaires sociales)".

Info +

  • 17 courriers de plaintes d’internes avaient été lus par Chantal Carroger, directrice du CHRU, lors de la conférence de presse du 24 mars 2017.
  • Suite à la plainte pour diffamation annoncée par Chantal Carroger, directrice du CHRU de Besançon, à l’encontre du Professeur Humbert, trois patients et une collègue ont envoyé à maCommune.info des mails de « soutien » à l’ancien chef du service dermatologie.

humbert

Justice : la décision du procès en diffamation contre le professeur Humbert attendue ce mercredi

Le procès en diffamation intenté par le CHRU de Besançon à l’encontre du professeur Humbert se déroulera ce mercredi 11 juillet 2018 à Besançon. Une plainte avait été déposée par l’hôpital le 24 mars 2017. Le Professeur Humbert avait relevé « des dysfonctionnements » et s’était estimé « victime d’harcèlements » à son tour de la part du CHRU.

Philippe Humbert " déplore " que des poursuites soient engagées à son encontre par l’ARS

L’ancien chef du service dermatologie du CHRU de Besançon « déplore » jeudi 23 mars 2017, les poursuites engagées contre sa personne suite à l’annonce mercredi 22 mars du rapport de l’Agence Régionale de la santé sur les précédentes accusations de « manquement aux procédures » sur des patients en Chimiothérapie.

L’absence de plaintes au CHRU de Besançon est " partiellement faux " selon le professeur Humbert

Suite à notre article de ce mardi 21 mars 2017 dans le quel la direction du CHRU de Besançon indique qu’elle n’a reçu « aucune plainte » de patients, le professeur Philippe Humbert réaffirme ce 22 mars que le CHRU de Besançon un « manque de transparence » au niveau de la communication avec les patients en chimiothérapie et précise que l’absence de plaintes est « partiellement faux ».

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.01
partiellement nuageux
le 22/08 à 08h00
Vent
0.78 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
91 %

Sondage