En temps normal, les chiens doivent rester sous la surveillance de leur maître et ne pas s’éloigner à plus de 100 mètres. Mais entre la mi-avril et la fin juin, les règles se durcissent : il devient obligatoire de tenir son chien en laisse dès lors que l’on quitte les allées forestières.
Sont considérés comme des allées forestières les routes, les chemins et les sentiers balisés, tels que les chemins de promenade ou les itinéraires de grande randonnée. En dehors de ces espaces, les animaux ne doivent en aucun cas être laissés en liberté.
Protection des animaux de la forêt
Cette mesure vise avant tout à protéger la faune sauvage pendant une période clé de son cycle de reproduction, indique la Direction de l'information légale et administrative. Le printemps correspond en effet au début de la mise-bas chez de nombreux mammifères et à la nidification des oiseaux. Les chiens, dotés d’un odorat très développé, peuvent facilement repérer les jeunes animaux ou les nids au sol. Leur présence, même sans attaque, peut provoquer du stress et perturber gravement ces espèces, compromettant leur reproduction.
Les autorités rappellent que le non-respect de cette réglementation expose les contrevenants à une amende forfaitaire de 135 euros.
Autres règles à respecter
Au-delà de la question des chiens, certaines précautions doivent être respectées lors des balades en forêt. Il est notamment interdit de nourrir les animaux sauvages ou de s’en approcher. Les spécialistes soulignent que ces comportements peuvent modifier leurs habitudes naturelles et nuire à leur survie. De plus, toucher un jeune animal peut entraîner son abandon par la mère, perturbée par l’odeur humaine. Ces mesures s’inscrivent dans une volonté globale de préservation des écosystèmes forestiers, particulièrement vulnérables au printemps, selon la Direction de l'information légale et administrative.


