Réforme des retraites : entre 600 et 700 manifestants dans les rues de Besançon

Publié le 20/02/2020 - 16:49
Mis à jour le 20/02/2020 - 16:54

Pour cette dixième journée interprofessionnelle de manifestations, les opposants à la réforme des retraites – en plein examen chahuté à l’Assemblée nationale – s’efforcent à maintenir la flamme.

Ils étaient jeudi matin 2.200 au Havre, 1.750 à Nantes, 1.500 à Rennes, 1.200 à Montpellier et 500 à Béziers, selon les préfectures, à se mobiliser à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, organisations de jeunesse et étudiante), qui mène la fronde depuis le 5 décembre. À Paris, plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler à 14h au départ de Montparnasse.

600 manifestants selon les autorités. 700 selon la CGT. Après une action de blocage dans la matinée à l'incinérateur de Besançon Planoise, les manifestants se sont donné rendez-vous au point de rassemblement devant la sécurité sociale, rue Denis Papin à Besançon. Une minute de silence a été observée en hommage à Élodie,  une infirmière décédée sur son lieu de travail.

Le cortège a emprunté la rue Denis Papin pour rejoindre le boulevard par la Rue Jouchoux. À 16h30, les manifestants étaient dans le secteur de Palais des sports; avec la même volonté pour demander le retrait de la réforme des retraites.

Alors que la discussion parlementaire a débuté lundi, "c'est grâce à la mobilisation qui dure depuis le 5 décembre qu'il y a un tel débat à l Assemblée nationale", a fait valoir le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

En France, la mobilisation a donné lieu à des opérations originales comme celle d'avocats du barreau de Mulhouse qui ont mis en vente leur robe sur le site de petites annonces "Le Bon Coin". Fortement mobilisés contre la réforme instituant un régime de retraite universel, les avocats craignent que la disparition de leur régime autonome entraîne un doublement de leurs cotisations.

Pendant ce temps, chaque camp affirme ses positions dans la conférence de financement des retraites, qui a commencé à se réunir mardi et doit fournir fin avril des propositions pour ramener à l'équilibre le système de retraite en 2027.

Accalmie sur le front des grèves

Les syndicats opposés à la réforme travaillent à une "contre-conférence" avec notamment Solidaires et la FSU qui n'ont pas été conviés à celle organisée par le gouvernement.

À l'Assemblée nationale où les députés doivent éplucher quelque 41.000 amendements, les discussions ont démarré lundi dans l'hémicycle, dans une ambiance électrique et, dès mercredi, l'examen a viré au blocage.

Côté grève, le temps est à l'accalmie. Selon le gouvernement, le taux de grévistes était de 0,95% dans la fonction publique d'État (0,06% dans l'éducation), jeudi à la mi-journée.

Peu de perturbations notables dans les transports avec un trafic "normal" à la RATP et quasiment aucun impact à la SNCF, hormis en région Auvergne-Rhône-Alpes (deux trains sur cinq entre Montluçon et Clermont-Ferrand).

Une nouvelle réunion intersyndicale est programmée jeudi en fin de journée pour décider de la suite du mouvement.

Social

Santé des femmes : la Polyclinique de Franche-Comté lance un parcours de soins dédié à Besançon

Face au constat selon lequel quatre femmes sur cinq en France déclarent négliger leur santé, la Polyclinique de Franche-Comté a lancé, le 21 septembre 2026, le programme ”Au féminin”. Ce dispositif vise à proposer une prise en charge globale et coordonnée, de l’adolescence à la ménopause.

Vie chère : à Besançon le secteur social et médico-social rejoint la mobilisation du 5 novembre

Soutenue par une large intersyndicale (CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et Solidaires), une nouvelle mobilisation contre la vie chère est prévue jeudi 5 novembre 2026. Dans ce contexte, les organisations syndicales CGT Social/Médico-Social, SUD Santé-Sociaux et le Comité de Lutte Médico-Social appellent les salariés du secteur social et médico-social à se mettre en grève et à rejoindre la manifestation prévue à 14h à Besançon, sur le parking Battant.

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

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Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

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