Rolling Saône : un petit festival qui a tout d'un grand !

Publié le 09/05/2014 - 19:51
Mis à jour le 11/05/2014 - 10:12

Tandis qu'Alpha Blondy ouvrait le bal ce jeudi 8 mai sous la hall Sauzay à Gray devant près de 4000 personnes, des petites mains s'affairaient en coulisses pour que tout se passe au mieux. Christophe Laurençot, l'organisateur du festival, nous parle de cette 8ème édition.

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En musique…

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Macommune.info : Pouvez-vous nous rappeler l’origine de ce festival ?

Christophe Laurençot : « J’ai rencontré en 2005 des jeunes de la ville de Gray (ndlr :il travaillait alors au sein de la direction jeunesse et animations de la municipalité) qui m’ont dit les choses comme elles étaient, à savoir que la ville ne bougeait pas et manquait d’animations. Je leur ai alors demandé ce qu’ils suggéraient. Ils ont soumis l’idée d’un festival de musiques actuelles. Ayant moi-même été dans un groupe à l’adolescence, j’ai été partant.

Le premier festival qui s’appelait Festi’Val de Gray s’est déroulé en 2006 derrière le foyer des jeunes travailleurs. Puis a eu lieu en 2007, la première édition des Rolling Saône sous la hall Sauzay. Nous recevions alors 1.200 personnes sur deux jours. Aujourd’hui, la fréquentation est multipliée par dix, ce sont 12.000 personnes sur trois jours qui sont attendues. »

Vous accueillez aujourd’hui des grosses têtes d’affiche, ce qui implique de gros cachets, quel est votre budget ?

« Le festival a monté progressivement en puissance. Notre premier invité de renom était Didier Wampas. Puis, nous avons cherché à avoir une tête d’affiche à chaque rendez-vous, tout en continuant à parrainer des groupes régionaux qui peuvent se présenter au tremplin en mars.

Notre budget est de 550 000 euros sur trois jours alors qu’il était de 30 000 au départ. L’idée étant d’augmenter nos capacités sur le plan artistique, technique mais aussi au niveau de la communication et de la sécurité. Le tout étant auto-financé à hauteur de 92% ; le reste est subventionné par des fonds publics (département, région, ville et communauté de communes).

Pour prendre en charge les gros cachets d’artistes, nous faisons d’abord un prévisionnel et nous faisons en sorte de le tenir. Une cinquantaine de partenaires privés et du mécénat nous aident aussi. Sans compter les 150 bénévoles qui travaillent sur le festival. Nous planchons déjà d’ailleurs sur la prochaine édition et ses 10 ans. »

Comment expliquez-vous son succès ?

« Il est sans doute du à la volonté et la tenacité de certaines personnes qui y sont attachées comme moi. Le cadre atypique, au bord de l’eau et sous la hall Sauzay en font aussi un festival à part, dont on peut profiter même en cas de mauvais temps. La proximité et l’accessibilité financière sont aussi des atouts. Enfin, c’est un festival intergénérationnel. »

Qu’en est-il de la première soirée de jeudi ?

« Nous avons accueilli 4000 personnes sur le site. L’ambiance était au rendez-vous. Il y avait sur scène Alpha Blondy, Brice Conrad, Skip and Die, Lofofora et The Bloody Beetroots. En général, nous sollicitions les artistes via nos contacts. Nous connaissons quelques producteurs. »

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