Salaires plus bas, pauses, débrayages... PSA dément tout traitement inégal des intérimaires

Publié le 25/10/2017 - 09:09
Mis à jour le 25/10/2017 - 14:16

Le groupe automobile PSA a « formellement » démenti mardi 24 octobre 2017 que les salariés intérimaires de Sochaux et Rennes soient traités et rémunérés différemment des autres salariés, après des accusations lancées par la CGT intérim et – fait rare – des débrayages d’intérimaires.

 ©
©

D'après le syndicat CGT intérim, une centaine d'intérimaires au total ont débrayé au cours des deux dernières semaines dans les usines PSA de Rennes et Sochaux pour dénoncer une "dégradation de leurs conditions de travail" et "le non-respect de l'égalité de traitement entre salariés à statut et salariés intérimaires", notamment en matière de rémunération.

Selon la direction de l'usine de Rennes, une cinquantaine d'intérimaires ont débrayé le 19 octobre et une vingtaine le 20. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du groupe, a confirmé des débrayages d'intérimaires à Rennes, mais pas à Sochaux où la CGT en dénombrait une vingtaine. Et sur le fond des accusations, "on dément formellement toute inégalité de traitement", a-t-il ajouté.

"Moins d'heures supplémentaires en septembre"

PSA précise qu'à Rennes, salariés et intérimaires ont réalisé "moins d'heures supplémentaires en septembre" que les mois précédents, en raison
notamment de problèmes d'approvisionnement. Cette situation a eu "un impact négatif de 200 euros" sur la paie des intérimaires, payés au "réel" alors que les salariés de PSA ont un système de compteur temps annuel qui permet de "lisser la rémunération", a expliqué le porte-parole.

Le constructeur dément également que les pauses ne soient pas rémunérées pour les intérimaires et les tenues de travail non nettoyées ou remplacées, comme l'affirme la CGT dans un communiqué.

1 367 euros nets contre 1 850 euros nets

D'après la CGT Sochaux, des intérimaires des équipes de VSD (vendredi, samedi, dimanche) n'ont perçu "qu'environ 1.367 euros nets au lieu des 1.850 euros nets annoncés par PSA et les agences d'intérim". Il est extrêmement rare que des intérimaires cessent le travail. Pour la CGT intérim, ces débrayages "ne sont que la pointe de l'iceberg du ras-le-bol existant chez les salariés intérimaires".

Contactées, les agences d'intérim mises en cause par la CGT n'ont pas répondu.

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.09
couvert
le 21/01 à 09h00
Vent
0.72 m/s
Pression
1008 hPa
Humidité
75 %