Après avoir gravi le Mont Blanc, participé à la Diagonale des fous à La Réunion et pris part à l’assaut du Groenland, c’est pour un stage de survie en Arctique qu’est parti le Franc-Comtois, accompagné de l’association Bout de Vie.
Objectif ? Tenir dix jours en construisant un campement avec presque rien, en se nourrissant avec les moyens du bord…

Faire du feu et trouver de la nourriture
Après avoir effectué une randonnée de 15 km à travers la toundra et les fjords, le groupe a fait une halte pour établir son premier campement. "Nous avons tout monté de A à Z avec seulement deux bâches pour quatre. Il fallait aussi faire du feu et trouver à manger, c’était le but", nous explique Frédéric Parise qui poursuit : "ce lieu regorge de fruits, de mollusques et de crustacés. Bien sûr, nous n’avions pas de laitage ni de viande, mais des bigorneaux, des moules, des patelles, des myrtilles, quelques mûres arctiques. Nous avons aussi trouvé de l’oseille vers les torrents".

Autre point essentiel du stage de survie : surveiller le feu, aller chercher du bois et améliorer la cabane. "C’était important car nous avons eu dix jours de pluie et de brouillard", précise Frédéric. Aussi, pour les non-initiés du groupe, le stage a permis d’apprendre à fabriquer un brancard pour évacuer un blessé, fabriquer un pont…
Le deuxième campement sur lequel le groupe s'est rendu a été, selon Frédéric, "beaucoup moins hostile" : "Dans le premier, nous n’avions pas vu un chat, à part un bateau au loin", souligne-t-il. Il retient de ce voyage des "paysages époustouflants, sauvages, la beauté des rennes sauvages, des baleines et rorquals".


