En 2026, la 7e brigade blindée s’est vu confier par le Commandement du combat futur (CCF) la mission de "brigade du combat du futur". Son rôle est donc de "penser, développer, expérimenter des solutions techniques, organisationnelles et technologiques permettant d’adapter le combat inter-arme à la nouvelle conflictualité", a évoqué le général Do Tran, commandant la 7e brigade blindée.
Au coeur des échanges entre les forces armées et les industriels français, la brigade contribue également à la mise au point de nouveaux équipements. Ceux-ci visent notamment à renforcer l’efficacité au combat, la protection et la "survivabilité" des soldats à survivre sur le champ de bataille.
C’est à ce titre qu’elle a organisé ce mercredi la journée de l’innovation à laquelle quelque 500 personnes et 50 entreprises ont pris part aux côtés des régiments de la brigade, de l’Agence innovation défense, du Commandement du combat futur et de plusieurs acteurs académiques et industriels.
Des besoins du terrain aux solutions industrielles
Partant du constat de départ que le champ de bataille et le combat évoluent, comment une brigade et ses régiments peuvent s’adapter aujourd’hui à cette nouvelle conflictualité. Les sept régiments de la brigade ont leur spécialité et ont ainsi été affectés à l’une des six thématiques de la journée : transparence, protection, mobilité, soutien, létalité et connectivité.
Partant d’une problématique de terrain, les régiments ont ensuite fait appel à des entreprises capables d’apporter des solutions techniques adaptées aux besoins exprimés directement par les unités.
Du marteau au scalpel
À ce titre, le Colonel Rémy Jaillet, commandant le 68e régiment d’artillerie d’Afrique, en charge du pôle "létalité" a notamment évoqué le besoin pour son régiment d’avoir des "armes nouvelles". Et d’avoir recours à la meilleure technologie pour gagner en efficacité sur le terrain : "pour tuer l’ennemi, moi, basiquement, j’ai essentiellement la masse de mes obus d’artillerie classique. J’ai le marteau. Mais à côté du marteau, aujourd’hui, j’ai besoin du scalpel".

Deux partenaires privilégiés de la 7e BB étaient en appui de cette journée :
- le cluster EDEN : cluster de petites et moyennes entreprises spécialisées dans les domaines de la Défense, de la Sécurité et de la Sureté. Son président, Thierry Regond nous explique dans notre vidéo l’intérêt de sa présence à cet événement.
- l’Institut Saint Louis : institut de recherche binational sous tutelle du ministère des Armées français (AID) et du ministère de la Défense allemand.
Du chef d’état-major de l’armée de terre, le général d’armée Jacques Langlade de Montgros, jusqu’aux cellules innovations des régiments venues avec leurs sous-officiers, ils étaient nombreux ce mercredi dans l’enceinte du quartier Ruty à être venus découvrir toutes les nouvelles technologies proposées et s’en inspirer.

Tout au long de la journée, les participants ont pu déambuler sur les différents stands des six pôles thématiques et assister à des démonstrations dynamiques de drones captifs et FPV, système Khronos, détection acoustique de drones, leurres gonflables, Natrix, systèmes de détection portables, logiciels de communication, véhicules tactiques ou encore motos électriques, etc.


