La direction de Parisot Industrie, qui se présente comme le "leader français de la fabrication de meubles en kit depuis 1936", a informé mardi le Comité social et économique (CSE) de l'entreprise qu'elle avait fait une demande de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille, a précisé le syndicat dans un communiqué. Une audience est prévue le 8 juin. La direction n'était pas joignable pour commenter ces informations.
L'entreprise emploie 134 salariés sur son site de Mattaincourt dans les Vosges et 282 à Saint-Loup-sur-Semouse en Haute-Saône, selon le communiqué.
Selon la CGT, le groupe est victime d'une "dégradation économique (effondrement du marché du meuble, augmentation de l'inflation, et mauvaises décisions stratégique de la direction depuis trois ans et demi)". Sa demande auprès du tribunal de Lille est consécutive à celle de sa filiale nordiste CBA Meuble, elle-même placée en redressement judiciaire depuis le 26 mai, selon le groupe.
Déjà 127 emplois supprimés en 2019 en Haute-Saône
La société avait déjà annoncé en 2019 la suppression de 127 emplois à Saint-Loup-sur-Semouse.
L'actionnaire de CBA Meuble et de Parisot Industrie, le groupe industriel français P3G (issu du Groupe Parisot), a annoncé dans un communiqué transmis à l'AFP vouloir mettre au point un "projet de transformation industrielle en vue de présenter des plans de continuation". Il lui faut ainsi "adapter aux nouvelles réalités du marché" les activités du pôle "meuble en kit", selon le groupe.
"Ces procédures ne constituent pas une finalité, mais le cadre le plus adapté pour accélérer les transformations nécessaires, sécuriser la continuité de l'exploitation et préparer des plans de continuation solide et durable", est-il encore écrit dans la communiqué.
Parisot Industrie a été fondée en 1936 par Jacques Parisot, grand-père de l'ex-présidente du Medef, Laurence Parisot. Sur son site internet, elle revendique 500 collaborateurs et deux millions de meubles fabriqués par an.
(AFP)


