Statue de Jenny d’Héricourt à Besançon : le procureur de la République ouvre une enquête

Publié le 19/11/2025 - 10:00
Mis à jour le 19/11/2025 - 10:06

Le Mouvement Franche-Comté a annoncé le 18 novembre 2025 par voie de communiqué, que le procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête à la suite d’une plainte déposée pour des faits de favoritisme concernant la statue de Jenny d’Héricourt installée place de la Révolution à Besançon depuis le 5 mars dernier.

Lily Reynaud-Dewar choisi l'orientation exacte de son oeuvre. © Alexane Alfaro
Lily Reynaud-Dewar choisi l'orientation exacte de son oeuvre. © Alexane Alfaro

La plainte déposée le 26 mai 2025 par Me Baptiste Monnot visait Anne Vignot, maire de Besançon, au nom du Mouvement Franche-Comté, pour ”suspicion de délit de favoritisme” dans l’attribution du marché public de réalisation de la statue de Jenny d’Héricourt. 

Jean-Philippe Allenbach, président du MFC, dénonce le choix "d'avoir octroyé le marché public à Lili Reynaud Dewar, une sculptrice grenobloise de sa mouvance politique, sans l'avoir mise en concurrence avec d'autres artistes possibles, notamment franc-comtois", pointant une atteinte aux intérêts culturels et économiques de la région.

La commande publique concerne une œuvre dédiée à Jenny d’Héricourt, figure historique du féminisme du XIXe siècle. Le Mouvement Franche-Comté reproche également à la maire "d’avoir délibérément, et par deux fois, fait preuve de dissimulation à l'encontre des conseillers municipaux" lors des votes des 25 janvier 2024 puis 23 janvier 2025 alors que la commande avait déjà été "secrètement passée sept mois plus tôt". 

L’ouverture d’une enquête par le procureur de la République marque un tournant dans cette affaire : elle signifie que les autorités judiciaires jugent la plainte suffisamment sérieuse pour être instruite formellement. Si les soupçons de favoritisme étaient avérés, cela pourrait avoir des conséquences importantes : au plan pénal, mais aussi politique, soit la possibilité d’une inéligibilité pour la maire, si un délit de favoritisme était retenu.

Justice

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Une militante de Némésis jugée pour diffamation contre l’ancienne maire de Besançon

Une peine de travail d'intérêt général a été requise mercredi 27 mai 2026 à Besançon à l'encontre d'une militante du collectif d'extrême droite Némésis, jugée pour diffamation envers l'ancienne maire écologiste Anne Vignot. Le tribunal correctionnel de Besançon rendra sa décision le 3 juillet.

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 35.99
ciel dégagé
le 24/06 à 17h00
Vent
3.64 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
31 %

Sondage