Subventions en chute libre pour les associations : le président de Aides Bourgogne Franche-Comté, dénonce "un sentiment de trahison"

Publié le 09/10/2025 - 11:59
Mis à jour le 09/10/2025 - 10:23

TÉMOIGNAGE • Président de Aides Région Pores d’Europe (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Hauts-de-France) et vice-président national de Aides, Emmanuel Bodoignet a livré ce mercredi 8 octobre lors d’une conférence de presse du Mouvement des associations de Bourgogne Franche-Comté un témoignage marquant sur la situation de l’organisation qui représente, confrontée à une chute brutale de ses financements.

"Les crises, ce n’est pas ce qui nous fait peur", a-t-il rappelé. "Notre association est née de la crise et de la pandémie du VIH-Sida en 1984. Nous avons toujours été réactifs, c’est d’ailleurs pour cela que nous avons reçu l’agrément d’utilité publique en 1990."

Aides compte 50 implantations en France et Outre-Mer, 500 salarié·e·s et 2.000 bénévoles, pour un budget passé de 50 à 48 millions d’euros récemment. En Bourgogne-Franche-Comté, l’association dispose de 9 salarié·e·s et 200 bénévoles, mais plusieurs antennes sont déjà fermées ou menacées : Nevers a fermé, Haute-Saône et Belfort sont à l’arrêt, le Jura pourrait suivre. Seules Dijon et Besançon résistent encore.

Emmanuel Bodoignet © Aides

Un enchaînement de coupes budgétaires

M. Bodoignet a décrit une succession de décisions ministérielles ayant fragilisé l’association :

  • -600 000 € sur l’enveloppe 2025 de la Direction générale de la santé ;
  • -600 000 € sur les centres de santé sexuels de Marseille et Montpellier ;
  • 700 000 € de financement du dépistage du VIH remis en question ;
  • +1,2 million d’euros de masse salariale à assumer après le Ségur de la santé, non compensé par l’État.

"Nous avons réduit nos charges de 2 millions d’euros en 18 mois, validé par la Cour des comptes, mais l’État nous demande aujourd’hui de faire plus avec beaucoup moins d’argent", a-t-il dénoncé.

Face à ces contraintes, Aides a voté un plan social fin septembre dernier : entre 10 et 100 licenciements sont envisagés. "Je ne m’attendais pas, en tant que vice-président, à devoir annoncer un plan de licenciement. Pour nous, c’est vraiment un sentiment de trahison."

"Un cri d’alerte" pour la santé publique

Le président régional a exprimé sa vive inquiétude : "On accompagne des personnes vulnérables, séropositives, migrantes, consommatrices de drogue… On sort d’une pandémie mondiale et on sait que d’autres viendront. Et maintenant, on fragilise les associations de santé !"

Pour lui, l’État se désengage des missions qu’il avait lui-même confiées aux associations : "Nous contribuons largement aux politiques publiques, mais nous sommes abandonnés par les mêmes pouvoirs publics qui nous ont délégué ces missions."

Screenshot © Aides

Des mobilisations prévues dans toute la région

Le Mouvement associatif appelle à des rassemblements régionaux pour défendre le monde associatif :

  • Besançon, le 11 octobre à 10 h, esplanade des Droits de l’Homme ;
  • Dijon, le 10 octobre à 14 h, place de la République ;
  • Nevers, le 11 octobre à 11 h, place de la Résistance ;
  • Auxerre, le 11 octobre à 14 h, place Charles-Surugue.

Economie

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Dispositif Jeanbrun : comment bien investir dans l’immobilier, percevoir des loyers sans impôt… tout en réduisant son impôt sur le revenu ?

Dans un contexte de pression fiscale croissante sur les revenus locatifs, de nouveaux leviers d’investissement émergent. À Besançon, Patrick-Olivier Equoy, directeur général du groupe SMCI, présente le dispositif Jeanbrun, issu de la loi de finances 2026. Fondé sur l’amortissement plutôt que sur une simple réduction d’impôt comme le dispositif Pinel, ce mécanisme entend simplifier l’investissement locatif tout en améliorant sa rentabilité et sa lisibilité fiscale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.99
couvert
le 10/05 à 09h00
Vent
4.75 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
81 %

Sondage