Un conducteur de bus agressé à Besançon : la circulation des Bus&Tram suspendue ce mercredi après-midi

Publié le 06/03/2019 - 14:04
Mis à jour le 06/03/2019 - 16:55

Mise à jour à 16h54 • Mercredi 6 mars 2019, à 05h25, un conducteur de bus Keolis Besançon Mobilités, exploitant du réseau Ginko, s’est fait agresser par un individu cagoulé et armé alors qu’il allait prendre son service au terminus « St Claude”, selon un communiqué de l’entreprise.

 ©
©

La CGT raconte que ce matin, peu avant 5h30, un salarié de Kéolis Besançon Mobilités a été victime d’une agression au terminus de Saint-Claude situé rue de Vesoul à Besançon. L’agresseur, qui a agi cagoulé et capuché, a forcé le conducteur à lui donner sa caisse sous la contrainte d’une arme (vraisemblablement un pistolet). Il lui a également volé son portefeuille. Il s’est ensuite échappé.

Le conducteur a déclenché « l’appel d’urgence » puis a été rapidement pris en charge par des agents de maitrise de l’entreprise. Il a été très choqué par cette agression.

Une enquête policière est en cours et les images prises par les caméras à l’intérieur du bus aideront peut-être à l’identification et à l’arrestation de l’agresseur. A cette heure, il n’a pas encore été interpellé.

Les organisations syndicales ainsi que le CSSCT (ex-CHSCT) se sont réunis en début de matinée. Une rencontre avec la Direction s'est déroulée (CSSCT exceptionnel) à 11h00. En concertation avec le directeur, tous les bus ainsi que tous les tramways sont rentrés au dépôt en début d’après-midi.

"Les conducteurs sont trop souvent la cible de comportements violents et d’agressions physiques"

"Une nouvelle fois, un conducteur de bus a donc été victime d’une agression aussi lâche qu’inutile" est-il indiqué dans le communiqué de la CGT. "Les conducteurs sont trop souvent la cible de comportements violents et d’agressions physiques alors que ceux-ci sont chargés d’une mission de service public. Par ailleurs, les fonds de caisse transportés par ces conducteurs sont dérisoires (une vingtaine d’euros)".

"Nous constatons que malgré l’augmentation de ces actes et de la violence de ceux-ci, les pouvoirs publics semblent démunis" ajoute la CGT. "Le manque de moyens criant résultant d’une politique au long cours menés par nos politiques de tous bords n’est sans doute pas étranger à cet état de fait. Il est de plus en plus fréquent que les demandes d’intervention auprès de la police restent sans réponse faute d’effectif. Toutes les réponses ne doivent pas être sécuritaires, mais dans beaucoup de cas, celles-ci restent incontournables. La sécurité au travail de tout un chacun doit être une priorité absolue et nous attendons des actes forts de la part de la mairie et de la Préfecture qui ne saurait se résumer à un communiqué lapidaire !"

L’ensemble du personnel, ses représentants et la direction de Keolis Besançon Mobilités condamnent "sans réserve cette agression intolérable". "Nous tenons à apporter tout notre soutien au conducteur ainsi qu’à ses collègues choqués par cette violence" indique Keolis Besançon Mobilités dans un communiqué.

Suspension de la circulation des Bus et Tram dès 13h30

Consécutivement à cet évènement, la direction de Keolis Besançon Mobilités et les représentants du personnel ont pris la décision de suspendre le service du réseau Ginko Bus&Tram à compter de 13h30 et ce, jusqu’à la fin de service ce jour, afin de :

  • dénoncer avec force cette agression
  • alerter les pouvoirs publics sur la sécurité de nos agents en contact

Le service sera assuré normalement  jeudi 7 mars, dès 5 heures du matin.

Transports

" Angles morts " : une nouvelle campagne à Besançon pour plus de vigilance près des tramways et des bus

Kéolis Besançon Mobilités a décliné ce mercredi 23 septembre 2026 la campagne lancée au niveau national pour sensibiliser les usagers aux abords des tramways et des bus. À cette occasion, il était possible de tester sa réactivité et la vision d’un conducteur de bus et d’identifier les angles morts…

Besançon : LFI s’oppose au retour des voitures sur le pont de la République

Le groupe d’opposition La France insoumise au conseil municipal de Besançon réagit, dans un communiqué du 15 septembre 2026, aux déclarations de Ludovic Fagaut, qui souhaite ”rendre le pont de la République aux voitures”. Les élus défendent une réduction de la circulation automobile dans la Boucle et davantage de séparation entre les différents modes de transport.

Ginko lance " Ginko Vox " pour écouter ses clients et " porter leurs voix " au plus haut

Depuis ce mardi 15 septembre, Ginko lance Ginko Vox, sa nouvelle plateforme d’écoute et de participation dédiée aux mobilités du réseau. Objectif : "mieux écouter les usagers, les associer à l’évolution des services et porter leur voix au sein des différentes directions de Ginko."

Challenge de la mobilité dans le Grand Besançon : et si les trajets domicile-travail se faisaient autrement ?

Du 14 au 20 septembre 2026, Grand Besançon Métropole participe à la sixième édition du Challenge régional de la mobilité. Entreprises et salariés du territoire sont invités à délaisser, le temps d’une semaine, la voiture individuelle au profit de la marche, du vélo, des transports en commun ou du covoiturage.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.47C°
couvert
le 24/09 à 23h00
Vent
2.26 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
72 %

Sondage