Un médicament "stratégique" contre la goutte relocalisé en France

Publié le 22/06/2026 - 16:30
Mis à jour le 22/06/2026 - 16:20

Le laboratoire français Mayoly a inauguré lundi 22 juin 2026 une chaîne de production relocalisant en France la fabrication de la colchicine, médicament classé "stratégique" et "irremplaçable" dans le traitement de la goutte.

 © TM / mCi
© TM / mCi

"La souveraineté sanitaire se construit par des décisions industrielles concrètes. La relocalisation de la production de la colchicine en France en est une illustration forte", a déclaré le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin, en inaugurant la nouvelle chaîne de production à Auxerre.

Cette relocalisation "permet de sécuriser durablement l'accès à un médicament essentiel, de réduire notre dépendance aux chaînes d'approvisionnement étrangères et de renforcer notre indépendance stratégique", a-t-il ajouté, cité dans un communiqué.

La colchicine, dont Mayoly est l'unique fabricant-distributeur en France, permet le traitement de 600.000 patients pour la goutte dans l'Hexagone. Elle était jusqu'à peu produite en Europe de l'Est mais le sous-traitant a décidé de cesser cette fabrication.

"Une relocalisation, qui est dans notre ADN"

"Nous avons donc fait le choix stratégique de la relocalisation, qui est dans notre ADN", a expliqué à l'AFP Alexandre Nique, directeur général pour la France de Mayoly, une entreprise familiale de 2.200 personnes qui dispose de cinq sites industriels, dont quatre en France. "On produit 85% de nos médicaments en France. Le Made in France nous tient à coeur", a-t-il assuré.

Mayoly a confié la production à Galien, sous-traitant pharmaceutique spécialisé dans les produits hautement actifs. Mayoly investit 2,5 millions dans le projet et Galien 500.000 euros, afin d'atteindre une capacité de production d'environ trois millions de boîtes par an, "à terme", destinées au marché français et à l'export, a indiqué Mayoly dans un communiqué.

La colchicine est reconnue comme médicament "essentiel", selon un classement établi en 2023 par les autorités afin de renforcer les chaînes de production et de distribution, et éviter les pénuries de ces traitements. Le directeur a souligné que produire la colchicine en France revenait "à peu près deux fois plus cher". "Défendre le souveraineté a forcément un coût", a-t-il estimé, mais elle a "une conséquence sur la balance commerciale" à laquelle Mayoly contribue à hauteur de "400 millions d'euros", selon lui.

"Des discussions vont être menées" avec les autorités chargées de fixer les prix des médicaments remboursables, a-t-il averti. Le prix actuel de la boîte de Colchicine rend en effet sa fabrication difficilement rentable, surtout en France. Les premières ventes ne devraient pas intervenir avant mi-2027.

(Source AFP)

Santé

Canicule à Besançon : mesures d’urgence, points d’eau et conseils avant la Fête de la musique 2026

Alors que Météo-France annonce un épisode caniculaire jusqu’au lundi 22 juin 2026, la Ville de Besançon met en place plusieurs mesures de prévention afin de protéger les personnes les plus vulnérables et d’accompagner le déroulement de la Fête de la musique prévue dimanche 21 juin.

Cancer de la peau : journée d’information et de prévention au CHU de Besançon

A l’occasion d’une journée de sensibilisation au cancer de la peau dans le cadre de Juin Jaune, le CHU de Besançon Franche-Comté accueille le public pour informer, prévenir et encourager les dépistages. Cette journée aura lieu le jeudi 18 juin 2026, de 9h à 17h à l'hôpital Jean-Minjoz dans le hall principal.

L’appli carte Vitale : votre carte santé est désormais dans votre smartphone !

PUBLI-INFO • Toujours à portée de main, simple à utiliser et sécurisée, l’appli carte Vitale poursuit son déploiement auprès des assurés.
Déjà utilisable chez de nombreux professionnels de santé et en pharmacie, elle permet d’accéder aux mêmes services que la carte Vitale physique tout en offrant davantage de simplicité au quotidien. L’Assurance Maladie invite les assurés à la télécharger et à la présenter lors de leurs rendez-vous de santé.

Ambroisie : pourquoi la Bourgogne-Franche-Comté reste sous surveillance face à cette plante très allergisante ?

Les Journées de lutte contre les ambroisies se déroulent du 15 au 30 juin 2026 en Bourgogne-Franche-Comté et dans toute la France. Le moment choisi par les acteurs du secteur pour revenir sur cette plante allergisante et néfaste pour l’agriculture. 

Don d’organes : le CHU Besançon Franche-Comté multiplie les actions de sensibilisation auprès du public

À l’occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs le 22 juin 2026, le CHU Besançon Franche-Comté organise plusieurs événements destinés à informer et sensibiliser le grand public. L’établissement met l’accent sur un message central : connaître la réglementation, exprimer sa position sur le don d’organes et de tissus et, surtout, en parler à ses proches.

Des collectes de don du sang dans toute la région en prévision de la période estivale

À l'approche de l'été, l’Établissement français du sang Bourgogne-Franche-Comté alerte sur “un défi récurrent, continuer à collecter du sang“. Les donneurs se faisant plus rares en période estivale, plusieurs collectes de don de sang, de plasma et de plaquettes seront organisées  du 12 au 20 juin en Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de la journée mondiale des donneurs de sang (14 juin). 

Juin Jaune 2026 à Besançon : “Un gamin qui fume c’est choquant, un gamin torse-nu au soleil, ça me choque autant“

VIDÉO • La campagne de sensibilisation 2026 de Juin Jaune s’est élancée en Franche-Comté ce vendredi 5 juin, après une période de fortes chaleurs. À l’initiative des docteurs Hervé Van Landuyt et Caroline Biver Dalle, tous les deux dermatologues, cette opération vise à sensibiliser les jeunes aux risques encourus lors d’une exposition au soleil et aux comportements à adopter pour se protéger.

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 34.98
ciel dégagé
le 22/06 à 18h00
Vent
2.13 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
35 %

Sondage