Près de 200 participants ont pris part à cette rencontre réunissant professionnels, structures spécialisées et acteurs de l’accompagnement des jeunes. Au programme : ateliers, stands d’information, témoignages et interventions d’experts.
”Quel accompagnement pour les jeunes confrontés à une problématique de santé mentale et/ou de handicap psychique ?” était ainsi ”la question centrale que les 200 participants de la journée organisée par le Plan Régional pour l’Insertion des Travailleurs Handicapés (PRITH) se sont posés mardi 9 juin 2026 à Dolexpo”.
Un enjeu de société majeur
La manifestation s’inscrivait dans un contexte où la santé mentale a été érigée en ”Grande cause nationale en 2026”. Selon les organisateurs, cet enjeu concerne particulièrement les jeunes adultes.
Le communiqué rappelle ainsi que ”55 % des jeunes de 18 à 24 ans ont déjà été affectés par un problème de santé mentale”, selon une enquête menée en 2024.
L’événement visait notamment à clarifier les notions de santé mentale et de handicap psychique, à améliorer le repérage précoce des difficultés et à présenter les dispositifs d’accompagnement existants.
Mieux distinguer les différentes formes de difficultés psychiques
Les intervenants ont rappelé que la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale. Le communiqué cite la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon laquelle ”la santé ne se limite pas à l’absence de maladie ou d’infirmité : elle correspond à un état de bien-être complet, physique, mental et social”.
Les organisateurs ont également souligné la nécessité de distinguer plusieurs niveaux de difficultés psychiques :
- les états momentanés de souffrance psychique, liés à des événements ou tensions affectant temporairement l’humeur ;
- les troubles psychiques fréquents, comme l’anxiété généralisée, les troubles obsessionnels compulsifs, les dépressions modérées ou le burn-out ;
- les troubles psychiques sévères, notamment les troubles psychotiques ou certains troubles de l’humeur, caractérisés par la durée et l’intensité des symptômes.
Quinze structures mobilisées
Pour répondre à ces enjeux, près de 15 dispositifs et structures étaient représentés lors de cette journée. Selon le PRITH, cette mobilisation a permis ”d’apporter des clés de lecture, favoriser le partage d’expériences, la découverte des ressources existantes et des outils concrets aux professionnels mobilisés auprès des jeunes”.
Les participants ont également pu découvrir les apports de la réhabilitation psychosociale et identifier des leviers d’action pour accompagner les jeunes concernés dans leurs parcours de vie, de formation ou d’insertion professionnelle.
Un engagement en faveur de l’insertion durable
Au-delà de cette journée, les organisateurs mettent en avant une mobilisation régionale plus large autour de la santé mentale des jeunes. Le communiqué estime que ”cette mobilisation régionale témoigne de l’engagement de l’État et des acteurs du territoire en faveur d’un meilleur repérage, d’un accompagnement renforcé et d’une insertion durable des jeunes concernés”.
Un enjeu d’autant plus important que ”près de 13 millions de personnes vivent chaque année en France avec des troubles psychiques”, rappellent les organisateurs.


