Un tableau disparu de Courbet se voit consacrer une exposition à Ornans

Publié le 13/12/2015 - 13:16
Mis à jour le 13/12/2015 - 13:16


Jugée inconvenante et immorale, l’oeuvre de Courbet intitulée « Le Retour de la conférence », représentant des curés ivres, sera mise en lumière à partir du 12 décembre dans une nouvelle exposition au musée d’Ornans. L’occasion de constater que la censure ne date pas d’hier !

Sacro-sainte liberté d’expression

Gustave Courbet avant ses contemporains de Charlie Hebdo avait fait de la caricature et la liberté d'expression un de ses engagements. Il a du subir, comme eux, les foudres de la censure et l’obscurantisme. Parfois mal accueilli, parfois décrié par ses détracteurs, le peintre comtois se réclamait d’une indépendance en jurant "ne jamais peindre, fût-ce grand comme la main, dans le seul but de plaire à quelqu’un ou de vendre."

Cette nouvelle exposition temporaire y fait justement référence en proposant une véritable enquête autour de son œuvre "Le Retour de la conférence". Peinte en 1863, elle représente des curés rentrant d’une conférence avinés. Un parti pris anticlérical de l’artiste qui fera évidemment scandale. C’est malheureusement sans le support physique de ce tableau que l’exposition se tient, puisqu’il aurait été détruit par un catholique exalté, qui en aurait fait l’acquisition au début du XIXe siècle (date à laquelle on perd sa trace). Avant cela, Courbet l’aurait conservé dans son atelier jusqu’à sa mort et les successions.

Présentée à New-York et en Belgique, puis probablement détruite vers 1900

Courbet réalise cette toile alors qu’il se trouve en Charente dans la ville de Saintes, et qu’il évolue dans un milieu républicain. Elle sera refusée au salon officiel de 1863, puis sera seulement présentée à New-York, en 1866 -où elle fera aussi scandale-, et au salon de Gand, en Belgique, en 1868. Le parcours tumultueux de cette œuvre est bien sûr abordé dans cette exposition, avec le contexte anticlérical de l’époque.

On y retrouve aussi des reproductions plus ou moins fantaisistes, ainsi que des photos contemporaines et des gravures. On apprend par ailleurs que c’est à partir de là que Courbet et Proudhon entreront en contact. Co-organisés avec l’Institut Courbet, cette exposition présente au total une cinquantaine de pièces (tableaux, cartes postales, lettres…), jusqu’ici peu étudiées. Elle sera visible jusqu’au 18 avril.

Informations pratiques
Au Musée Courbet d'Ornans. Du 12 décembre 2015 au 18 avril 2016. Ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h. Entrée : 6 euros.

Culture

Un policier de la BAC de Montbéliard se lance dans la Diagonale des Fous pour soutenir les enfants malades

Cédric, brigadier-major à la BAC de Montbéliard, s’apprête à relever un défi sportif hors norme. Cette année, il prendra le départ de la mythique Diagonale des Fous, à La Réunion, avec un dossard solidaire obtenu grâce à l’association « Au Sommet des Cœurs ». Derrière la performance, l’objectif est avant tout de soutenir les enfants touchés par le cancer et leurs familles.

Le musée du tacot fait revivre les trains du Doubs !

Disparus dans l’entre-deux-guerres, les « tacots » du Doubs ont désormais trouvé un nouvel écrin à Cléron. Installé depuis le début de l’été dans l’ancienne gare du village, le musée du Tacot propose une exposition entièrement repensée, mêlant histoire, archives et vidéos pour faire découvrir au public l’histoire de ces petits trains qui sillonnaient autrefois le département.

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

À Besançon, la Colo du Bitume initie dix jeunes aux coulisses des arts de rue

Pensée par la Maison de quartier Battant et le Festival du Bitume et des Plumes, la Colo du Bitume propose à dix jeunes âgés de 12 à 15 ans une immersion dans l’univers des arts de rue et de la programmation artistique. Le projet se déroulera du 4 au 8 août 2026 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, dans le cadre du festival La Plage des Six Pompes, rendez-vous reconnu de la création en espace public.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 35.76
peu nuageux
le 14/08 à 20h00
Vent
2.26 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
27 %

Sondage