L’intersyndicale est composée des syndicats : CFDT, CGT, FSU, Sud Santé Sociaux, UNSA.
"Nous demandons un salaire à la hauteur de la valeur de notre travail", clame Bénédicte Ponçot, co-secrétaire FSU 25. Suivie de ses pairs, elle rappelle la nécessité d’avoir une "fonction publique de qualité" pour répondre aux besoins des citoyens. "Nous avons besoin de plus de soins, de présence dans les territoires de proximité. Nous avons besoin d’une éducation de qualité pour nos enfants", souligne la co-secrétaire.
Un problème de rémunération engendre un problème d’attractivité
Autre point soulevé lors de la conférence de presse : la rémunération des agents. Pour Leslie Casanova, représentante Sud Santé Sociaux pour le CHU de Besançon, les conditions de travail à l’hôpital "se dégradent". Elle dénonce des "économies de bout de chandelle" et un travail qui doit être "optimisé" dans un système surchargé. "On rend le service à la personne aléatoire", regrette-t-elle. Aussi, elle pointe du doigt la santé des agents : "Cela a pour conséquence du personnel qui craque ou qui développe une pathologie en lien avec le problème".
Concernant la rémunération, Sabine Tort, secrétaire régionale CFDT en charge de l’UTI Besançon s’insurge : "Il nous faut des professionnels et on ne les a plus. Qui veut travailler les jours de fériés?? du matin, du soir, de nuit ? Plus personne. Ça ne fait pas rêver. Et qu'est-ce qu'on fait ? On les paie au SMIC".
Aussi, l’intersyndicale nous a précisé que l'inflation avait augmenté de "28%" et que les salaires des fonctionnaires ont "augmenté de moins de 15%" : "Donc, il y a un véritable décrochage salarial dans la fonction publique", déplore-t-elle.
Une fuite vers le privé ?
Pour les syndicats présents ce matin, le constat est clair : qui dit manque de rémunération dit désintérêt et manque d’attractivité. Des éléments qui conduisent, selon eux, à une fuite vers le secteur privé.
Double peine pour le CCAS : "Aujourd’hui, on ne répond plus à toutes les demandes. Normalement, on devrait accepter toutes les demandes d'accompagnement et on en refuse et on envoie ces interventions-là vers le privé. C’est-à-dire que ce service est effectivement déficitaire", souligne Daniel Gouffon, secrétaire générale CGT des territoriaux du Grand Besançon.
Infos +
- Manifestation le mardi 29 septembre 2026 à 13h30 place de la Révolution à Besançon.


